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Le Salon du Design, l’événement vintage de l’automne à Genève

Après le succès de la première édition qui a attiré près de 4’000 visiteurs en 2017, Le Salon du Design revient au Pavillon Sicli les 3 et 4 novembre 2018.

Ktdsays vous offre des invitations à gagner pour Le Salon du Design de Genève. Tentez votre chance en bas de l’article!

 

Art Broker Design

31 marchands professionnels venus de toute la Suisse, de France, de Belgique, d’Allemagne, des Pays-Bas et d’Italie rejoindront Genève pour une deuxième édition plus grande et plus internationale. Préparez-vous à y découvrir de nombreux trésors en provenance des années 1920 à 1980!

Chaque exposant a sa spécialité. Certains se concentrent sur le design français des Trentes glorieuses ou sur les représentants du Danish Modern, pendant que d’autres mettent en lumière la Gute Form helvétique, le design italien moderne ou postmoderne, le Bauhaus, les lignes industrielles hollandaises ou les classiques du mid century américain.
L’amateur aura donc de quoi chiner selon ses goûts et selon son budget, qu’il cherche des icônes, des pièces de collection pointues ou des beautés vintage abordables. Par contre il ne trouvera ni bric à brac de brocante ni copies, toujours bannis de la manifestation, car l’ADN du Salon du Design reste la qualité et l’authenticité.

 

Hans Bellman, chez Marco Toretti, Aarau

 

La deuxième édition arrive également avec quelques nouveautés de choix: Ainsi le mudac de Lausanne se joindra au Salon du Design dans le cadre de son exposition Bauhaus, Designaddict présentera sa marketplace internationale au public romand et les fashionistas pourront craquer sur des sacs vintage de Hermès ou Dior.

 

Sélection de design 100% suisse chez Buma Design, Niedergosgen

 

Bien placé dans le calendrier des événements vintage de l’automne, Le Salon du Design fait partie des premiers grands rendez-vous de la saison, cette année les plus belles pièces seront dévoilées à Genève avant Paris ou Düsseldorf. Il se murmure d’ailleurs déjà les noms de créations souvent rares signées Max Bill, Mies Van der Rohe, Marcel Breuer, Ingo Maurer, Bag Turgi, Saarinen, Arne Jacobsen, Joseph-André Motte, Paavo Tynell, Stilnovo, Kjaerholm, Pierre Chapo, Fornasetti, Alvar Aalto, Florence Knoll, Mangiarotti, Maison Jansen et Eames.

Collectionneurs! À vos marques…

 

Le Salon du Design, 3-4 novembre 2018, Pavillon Sicli, Genève
45, Route des Acacias, CH- 1227 Genève (Les Acacias)
Samedi 3 novembre de 10h à 20h
Dimanche 4 novembre de 10h à 18h
Entrée 5 CHF (gratuit pour les moins de 12 ans)

 

Le Salon du Design, Genève

 

Tentez de remporter une invitation valable pour 2 personnes à la deuxième édition du Salon du Design  en vous inscrivant à l’aide du formulaire ci-dessous. Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.
Doublez vos chances en suivant Le Salon du Design sur Facebook et Instagram!


Des articles de brocanteDu design du XXe authentique et de qualitéDes créations de jeunes designers locaux

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Les 3 icônes du couple Eames à collectionner

Les collectionneurs les plus pointus délaissent parfois les créations du couple Eames, agacés par leur popularité auprès des néophytes. Pourtant, mépriser ces productions pour ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, revient à ignorer ou à nier leur importance historique, notamment dans le développement de la production de masse. Car Charles & Ray Eames étaient précurseurs dans de nombreux domaines.

Si certaines pièces du génialissime duo américain, n’ont en effet pas de grande valeur de collection, à l’image de la chaise à coque en fibre de verre qui dans certaines couleurs, l’orange par exemple, s’achète avant tout pour la déco, d’autres bénéficient d’une belle cote et démontrent une valeur qui a su rester relativement stable ces 10 dernières années.

Ktdsays vous guide parmi les éditions des 3 icônes à collectionner.

 

LCW

Charles Eames est un pionnier du contreplaqué moulé. Inspiré par le mobilier en bois courbé d’Alvar Aalto (années 30), il se concentre sur l’amélioration de la technique du cintrage en vue d’une fabrication propre à la production de masse. Ses expérimentations, avec Eero Saarinen, vont lui permettre de lier des lamelles de bois avec les nouvelles résines, disponibles à l’époque, pour créer un matériau souple et robuste pouvant être moulé. En 1942, il est mandaté par l’armée américaine pour dessiner de l’équipement fabriqué à l’aide cette nouvelle technique. Ses recherches trouvent une application pratiques notamment dans des attelles orthopédiques.

 

Vue de l'exposition "Charles & Ray Eames. The power of design" au Vitra Design Museum. © Vitra Design Museum, Photo: Mark Niedermann
Vue de l’exposition “Charles & Ray Eames. The power of design” au Vitra Design Museum du 30.09.2017 au 25.02.2018. © Vitra Design Museum, Photo: Mark Niedermann

 

En 1944, Charles Eames fonde Evans Product Company et reprend ses recherches dans l’ameublement. Il lance la production de ses premières pièces de mobilier en contreplaqué moulé, dont la fameuse chauffeuse LCW dessinée en 1945/46.

Approché en 1946 par George Nelson, alors directeur artistique chez Herman Miller, Eames va rapidement collaborer avec la firme du Michigan. D’abord sur la base d’une collaboration fabrication (Evans) – distribution (Miller), avant d’intégrer Herman Miller.

Les éditions produites par Evans sont donc très rares, car Herman Miller a rapidement pris en charge tous les processus de production, d’où leur grande valeur de collection.

 

Chauffeuse LCW, Charles & Ray Eames, Evans. Photo © Kissthedesign
Chauffeuse LCW, Charles & Ray Eames, Evans. Photo © Kissthedesign

 

Autocollant Evans. Il existe 3 sortes d'autocollants: Evans seul, celui-ci et le label papier dit "stamp". Photo © Kissthedesign
Autocollant Evans. Il existe 3 sortes d’autocollants: Evans seul, celui-ci et le label papier dit “stamp”. Photo © Kissthedesign

 

La chauffeuse LCW fait partie des modèles les plus recherchés de la période « contreplaqué moulé » des Eames, avec la table CTW qui l’accompagne. Elle se collectionne aujourd’hui de préférence dans ses premières éditions Evans, mais également dans ses anciennes productions Herman Miller. Plus le modèle est ancien, plus sa valeur augmente.

Mais attention, il en existe de nombreuses copies ! Plus précisément, les éditions plus tardives maquillées en Evans pullulent sur internet. Il est recommandé d’acquérir ce modèle auprès de galeries spécialisées, pour éviter que la bonne affaire ne se transforme en perte sèche.

 

RAR

Le fauteuil en coque en fibre de verre muni de différentes bases représente une étape clé dans l’histoire de la production de masse.

L’après-guerre a forcé les architectes à trouver des solutions de reconstruction rapides et bon marché, de même les designers devaient pouvoir répondre aux besoins du plus grand nombre. Les nouvelles résines s’imposent comme matériau de choix pour une production à bas prix.

C’est dans ce contexte que la coque en fibre de verre a vu le jour, à l’occasion de la « International Competition for Low-Cost Furniture Design » du MoMA en 1948.

 

La plastic armchair de Eames dans le catalogue d'Herman Miller, 1952. © Herman Miller archive
Les différents modèles de la plastic armchair des Eames dans le catalogue d’Herman Miller, 1952. © Herman Miller archive

 

Le développement de la coque à travers ses différentes éditions illustre à merveille les recherches des Eames pour optimiser les processus de fabrication et accompagner l’avènement de la production de masse dans le design.

D’abord produites par Zenith Plastics, une entreprise active dans la fabrication de fuselage d’avions, les coques en fibre de verre étaient démoulées à l’aide d’une corde. Les toutes premières éditions Zenith, de 1950 à 1953, portent encore la corde sous le pourtour, d’où la dénomination « Rope edge ». En effet, il n’était pas possible de retirer la corde sans fragiliser la coque. Les technologies évoluant rapidement, les éditions suivantes se sont rapidement passé du démoulage manuel à la corde. On reconnaît facilement les premières éditions Zenith à la corde qui épouse le contour, l’autocollant carré surnommé « checkboard » et les larges gommes de fixation (shockmounts).

 

RAR, Charles & Ray Eames, première édition Zenith. Photo © Kissthedesign
RAR (Rocking Armchair Rod) avec base originale, Charles & Ray Eames, première édition Zenith. Photo © Kissthedesign

 

Autocollant "checkboard" et "rope edge". Photo © Kissthedesign
Autocollant “checkboard” et “rope edge”. Photo © Kissthedesign

 

Dès 1956, Herman Miller, enfin formé à la fibre de verre, a pu récupérer la production en interne, amenant au passage quelques modifications afin de restreindre les coûts (plus petits shockmounts, mélange fibre de verre / résine plus économe). En Europe, Vitra qui distribuait les coques en fibre de verre sous licence Herman Miller a pu les éditer en son nom dès les années 70.

Les collectionneurs s’intéressent avant tout aux premières éditions Zenith, notamment dans sa version RAR c’est-à-dire sur base rocker, de préférence originale, bien que les bases plus récentes ne soient pas rédhibitoires tant les piètements d’époque sont rares.

Les éditions vintage de Vitra avec leurs accoudoirs arrondis sont généralement moins recherchées, ce qui leur offre l’avantage, non négligeable, d’être plus accessibles que les productions américaines.

 

Rocking Armchair Rod, Charles & Ray Eames, Vitra. Photo © Kissthedesign
RAR (Rocking Armchair Rod), Charles & Ray Eames, édition Vitra. Photo © Kissthedesign

 

Lounge chair + ottoman

Une fois n’est pas coutume, cette pièce de collection était déjà un produit de luxe à son époque! Véritable icône du design moderne, le fauteuil en cuir et coques en bois moulé a su traverser le temps en se patinant, selon le souhait de son créateur qui lui voulait un look de vieux gant de base-ball, mais sans jamais se démoder.

 

Charles Eames posant dans la Lounge Chair pour une publicité, 1956. © Eames Office
Charles Eames posant dans la Lounge Chair pour une publicité, 1956. © Eames Office LLC

 

Aujourd’hui, si le lounge chair et son ottoman restent un symbole de bon goût et de raffinement, seuls les modèles vintage en palissandre brésilien ont une réelle valeur sur le marché du design du XXe. En effet dès la fin des années 80, Vitra et Herman Miller ont dû se passer de l’essence sauvage, désormais protégée, pour sa version de culture au grain plus régulier. Quant aux exemplaires en noyer, cerisier ou laquées noir, on les trouve à petits prix car ils n’ont pas la cote, il faut reconnaître que leurs coques peu contrastées ne peuvent pas rivaliser avec le dessin parfois impressionnant du précieux palissandre exotique.

 

Lounge chair et ottoman, Charles & Ray Eames, édition Herman Miller. Photo © Kissthedesign
Lounge chair et ottoman, cuir noir et palissandre brésilien, Charles & Ray Eames, édition Herman Miller. Photo © Kissthedesign

 

Étiquette Herman Miller avec patent label. Photo © Kissthedesign
Étiquette Herman Miller avec patent label. Photo © Kissthedesign

 

Les productions des Eames étaient fabriquées aux USA par Herman Miller et en Europe par Vitra, aujourd’hui encore les deux éditeurs continuent de couvrir les mêmes territoires.

Les collectionneurs favorisent les éditions Herman Miller, en grande partie pour la silhouette plus fine des piètements du fauteuil et du repose-pied, mais aussi pour la qualité des cuirs américains. Les éditions Vitra vintage ont donc généralement une valeur légèrement inférieure sur le marché européen. Il existe également des éditions françaises par Mobilier International que tout bon professionnel vous déconseillera à cause de la piètre qualité des cuirs, il est d’ailleurs très rare d’en trouver en bon état d’origine.

 

Planche des archives Vitra, page 340 de la publication Projekt Vitra 1957 - 2007, Birkhäuser
Planche des archives Vitra, page 340 de la publication “Projekt Vitra 1957 – 2007”, publié par Cornel Windlin et Rolf Fehlbaum, Bâle. Birkhäuser Verlag AG, 2008.

 

Texte: Corine Stübi
Photo en titre: DAX (Dining Height Armchair X- Base), première édition Zenith 1950/51. © Vitra Design Museum, Photo: Jürgen Hans.

Remerciements au Vitra Design Museum pour les images d’archive et les photos de l’exposition “An Eames celebration” qui s’est tenue du 30.09.2017 au 25.02.2018

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Retour en images sur la première édition du Salon du Design

Le Salon du Design s’est tenu le week-end du 18-19 novembre au Pavillon Sicli à Genève. Le succès, tant public que commercial, a été au rendez-vous pour cette première édition. En effet, le nouveau salon a su attirer un public nombreux et intéressé. Les acheteurs et les passionnés ont pu apprécier la qualité des exposants et la diversité des pièces en vente, du beau mobilier vintage aux pièces exceptionnelles.

Les créations du grand architecte et designer finlandais Alvar Aalto étaient probablement les plus collectionnées de la foire, à l’instar du fauteuil 31 ou du 42, les Tank chair ou encore le canapé lit pour Embru qui ont trouvé acquéreurs dès le samedi. Mais le choix était grand, le design du XXe siècle y était représenté par ses plus grands noms, Charles & Ray Eames, Charlotte Perriand, Gino Sarfatti, Le Corbusier, Max Bill, Jacobsen, Gio Ponti, Willy van der Meeren, Frattini, Hans Wegner, Pierre Guariche, Borsani, Alain Richard, Ingo Maurer, Sottsass, Hans Bellman, et beaucoup d’autres.

Nichée sous la coupole en béton et l’architecture années 60 du Pavillon Sicli, la manifestation a trouvé le cadre idéal à la mise en valeur des plus belles productions de la modernité et, grâce à une sélection rigoureuse de marchands professionnels, a tenu toutes ses promesses.

Retour en images sur l’édition inaugurale, en attendant la deuxième, les 3 et 4 novembre 2018!

 

Hans Bellman, chez Marco Toretti, Aarau
Hans Bellman, Marco Toretti, Aarau. Photo © Corine Stübi

 

Alexandra Alge, Autriche
Alexandra Alge, Autriche. Photo © Corine Stübi

 

Cube Art & Vintage, Berne
Cube Art & Vintage, Berne. Photo © Corine Stübi

 

Nord3, Zürich
Nord3, Zürich. Photo © Yanick Fournier

 

Vue du Salon du Design. Photo © Corine Stübi
Vue du Salon du Design. (stand Demosmobilia) Photo © Corine Stübi

 

Vue du Salon du Design (Designbutik)
Vue du Salon du Design (Designbutik). Photo @ Corine Stübi

 

Espace Moderne, Lausanne. Photo © Corine Stübi
Espace Moderne, Lausanne. Photo © Corine Stübi

 

CH Design Furniture, Cheyres
Max Bill à l’honneur chez CH Design Furniture, Cheyres. Photo © Corine Stübi

 

Alvar Aalto & Charlotte Perriand, Kissthedesign, Lausanne
Alvar Aalto & Charlotte Perriand, Kissthedesign, Lausanne. Photo © Yanick Fournier

 

Sélection de design 100% suisse chez Buma Design, Niedergosgen
Sélection de design 100% suisse pour Buma Design, Niedergösgen. Photo © Corine Stübi

 

Le Salon du Design
Le Salon du Design. Photo © Yanick Fournier

 

Les Illuminés Design, Genève
Les Illuminés Design, Genève. Photo © Corine Stübi

 

Le Salon du Design
Le Salon du Design. Photo @ Yanick Fournier

 

Uniquement Vôtre, Lausanne, Photo © Yanick Fournier
Warren Plattner et Charles & Ray Eames, Uniquement Vôtre, Lausanne, Photo © Yanick Fournier

 

Le Salon du Design, Pavillon Sicli, Genève
Le Salon du Design, Pavillon Sicli, Genève. Photo © Corine Stübi

 

Etoz, Berne
Etoz, Berne. Photo © Corine Stübi

 

Fauteuil de Gio Ponti, Demosmobilia, Chiasso
Fauteuil de Gio Ponti, Demosmobilia, Chiasso. Photo © Yanick Fournier

 

Collection of Design, Lyon
Collection of Design, Lyon. Photo © Corine Stübi

 

Chaises Hans Coray, Buma Design
Arc en ciel de chaises Hans Coray, Buma Design. Photo © Corine Stübi

 

Neoantic, Paris
Neoantic, Paris. Photo © Corine Stübi

 

Galerie du Port Franc, Lausanne et Odile, Vevey
Galerie du Port Franc, Lausanne et Odile, Vevey. Photo © Yanick Fournier

 

Vases Gaetano Pesce, Nord3, Zürich
Vases Gaetano Pesce et mobilier Hans J. Wegner, Nord3, Zürich. Photo © Yanick Fournier

 

Designbutik, Bâle
Designbutik, Bâle. Photo © Corine Stübi

 

Marco Toretti
Marco Toretti, Aarau. Photo © Yanick Fournier

 

Alvar Aalto, Tank Chair, Buma Design
Alvar Aalto, Tank Chair, Buma Design. Photo © Yanick Fournier

 

Patinamöbel, Berne
Patinamöbel, Berne. Photo © Corine Stübi

 

Ch Design Furniture, Cheyres
Jouets de Renate Müller, CH Design Furniture, Cheyres. Photo © Yanick Fournier

 

Chic Cham, Lausanne
Chic Cham, Lausanne. Photo © Corine Stübi

 

Marco Toretti, Aarau
Marco Toretti, Aarau. Photo © Corine Stübi

 

Reactuel, France
Reactuel, France. Photo © Yanick Fournier

 

Le Salon du Design (Alexandra Alge & Les Illuminés)
Le Salon du Design (Alexandra Alge & Les Illuminés). Photo © Corine Stübi

 

Collection of Design, Lyon
Max Sauze et André Sornay, Collection of Design, Lyon. Photo © Corine Stübi

 

Marc Delbrassine
Marc Delbrassine de Mobilier XXe, Lausanne. Photo © Yanick Fournier

 

Pouchain et Sornay, Pierre Patène
Pouchain et Sornay, Pierre Patène. Photo © Yanick Fournier

 

Lady Chair de Marco Zanuso, Alexandra Alge
Lady Chair de Marco Zanuso, Alexandra Alge. Photo © Yanick Fournier

 

Artichoke, Genève
Artichoke, Genève. Photo © Corine Stübi

 

LOVintage, France
LOVintage, France. Photo © Yanick Fournier

 

Pavillon Sicli, Genève
Le Salon du Design, Pavillon Sicli, Genève. Photo © Yanick Fournier

 

Fauteuil Moser, Designbutik, Bâle
Fauteuil Moser, Designbutik, Bâle. Photo © Yanick Fournier

 

Le Gabinetto, Genève
Le Gabinetto, Genève. Photo @ Yanick Fournier
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Le Salon du Design – La nouvelle foire de design du XXe à Genève

Ça faisait longtemps que je rêvais d’une foire de design du XXe siècle où je pourrais participer avec Kissthedesign, accompagnée uniquement de mes pairs, marchands professionnels et propriétaires de boutique, sans être noyée dans le fatras de brocanteurs souvent amateurs. Comme dit l’adage on est jamais mieux servi par soi-même, alors je me suis lancée et Le Salon du Design verra le jour les 18-19 novembre 2017 au Pavillon Sicli à Genève!

Le Salon du Design est une nouvelle manifestation en Suisse romande entièrement consacrée au design du XXe siècle de qualité, authentique et d’époque. Sa particularité? Le Salon favorise en premier lieu les galeries et les boutiques physiques. Je les ai sélectionnées moi-même parmi mes confrères et mes consoeurs pour leur sérieux et leur expérience.

 

Le Salon du Design, Pavillon Sicli, Genève

Le Salon du Design, Genève

 

26 marchands triés sur le volet, parmi les meilleurs de Suisse et d’Europe

La plupart sont installés depuis de nombreuses années, témoignent d’une véritable expertise et sont des références en Suisse. Les collectionneurs y viennent d’ailleurs du monde entier.
Le Salon offre une belle vitrine aux spécialistes d’une période ou d’une région que ce soit le design suisse, scandinave, la période du Bauhaus ou les années 80 et le postmodernisme. Des galeries viennent de France, de Belgique et d’Autriche pour présenter leurs plus belles pièces signées de grands designers tels que Gio Ponti, Charlotte Perriand, Eero Saarinen, Ettore Sottsass, parmi tant d’autres.
J’ai également invité mes amis passionnés pour que les visiteurs puissent partager leur amour du design du siècle passé. Une petite sélection de shops en ligne, actifs depuis plusieurs années et reconnus pour la qualité de leur marchandise complète enfin le programme attractif du Salon.

Le site du Salon du Design est un vrai guide des bonnes adresses, à parcourir pour découvrir les 26 exposants et en apprendre plus.

 

Une nouvelle manifestation pour les amateurs de beau mobilier vintage et pour les collectionneurs exigeants de design du XXe siècle. 

L’expérience shopping s’annonce donc exceptionnelle! Certains marchands m’ont déjà annoncé des pièces de collection de grande valeur, de celles qu’on croise parfois à Design Miami / Basel. Cependant, le Salon souhaite aussi démontrer que le design authentique d’époque n’est pas toujours forcément élitaire, ou cher, et que souvent acheter vintage, en plus de consommer éthique, c’est faire des affaires.
Un savant mélange obtenu grâce à la diversité des exposants, des plus pointus aux plus accessibles, toujours en évitant soigneusement les copies et les pièces de brocante.

 

Lampe Capodanno, Ettore Sottsass, Studio Alchimia, 1979. Photo © ETOZ
Lampe Capodanno, Ettore Sottsass, Studio Alchimia, 1979. Photo © ETOZ

 

Le Pavillon Sicli est un haut lieu de design et d’architecture à Genève: Une année sur deux il héberge les Design Days, la maison de l’architecture y organise des expositions et des conférences toute l’année, et le marché sans puces y a vu le jour. C’est la toute première fois que le Pavillon accueillera une manifestation entièrement consacrée au design de l’époque moderne et postmoderne. Le Dôme sera l’écrin rêvé des plus belles créations du 20ème siècle, abritées le temps d’un week-end sous les courbes architecturales dessinées dans les années 60 par Heinz Isler.

Loin des modes et des tendances éphémères, la visite à travers des décennies d’histoire du design, des années 20 aux années 80 plus précisément, s’annonce passionnante. Ne manquez pas l’occasion unique de chiner auprès des meilleures boutiques et galeries de Suisse et d’Europe. C’est le moment de changer de déco avant les fêtes, ou de craquer pour une pièce de collection rarissime.

 

Le Salon du Design, 18-19 novembre 2017, Pavillon Sicli, Genève
45, Route des Acacias, CH- 1227 Genève (Les Acacias)
Samedi 18 novembre de 10h à 20h
Dimanche 19 novembre de 10h à 18h

 

Texte: Corine Stübi
Photo titre: © Demosmobilia
Photos exposants de gauche à droite: © Buma Design, © Kissthedesign, © Alexandra Alge

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Zoom sur le design suisse

 

Le design suisse occupe aujourd’hui une place de choix sur le plan international. Nos designers, à l’instar d’Alfredo Häberli, Atelier Oï, Jorg Boner ou Big-Game, multiplient les collaborations et sont demandés par des éditeurs du monde entier. Les fabricants helvétiques jouissent d’une aura de qualité inégalée et les créations des diplômés des écoles telles que l’Écal ou la Head sont activement relayées dans les design week internationales et par la presse spécialisée.

Une longue tradition

À l’origine artisanal, le mobilier suisse est entré dans la production en série dès les années 1920. Son inventivité se traduit alors dans des systèmes modulaires aux lignes épurées. Dans les années 1940, Willy Guhl dessine l’une des premières armoires en kit. Hans Bellman entreprend simultanément des recherches similaires à celles du couple Eames sur la production de masse. Et, au travers du concours « Die gute Form », Max Bill caresse l’utopie d’uniformiser la production suisse selon une certaine éthique mathématique, pragmatique et utilitaire.

 

Chaise Kreuzzargen et table Quadratrundtisch de Max Bill, wb form. Photo © Wb form
Chaise Kreuzzargen et table Quadratrundtisch de Max Bill, wb form. Photo © Wb form

 

Loin de l’aspect décoratif des créations italiennes ou françaises voire même scandinaves, le design suisse épure et expérimente, notamment avec des matériaux tels que le béton fibré (Eternit) et l’aluminium (Lehni, etc.). La sobriété intelligente devient rapidement sa marque de fabrique et contribue à son essor. L’innovation des designers est portée par le savoir-faire d’un réseau de fabricants et d’éditeurs. Dans les années 1970 l’ascèse et l’ingéniosité de la bonne forme se poursuit, notamment grâce à USM. Elle provoque par ailleurs des réactions contradictoires avec le design pop et ludique de Trix et Robert Haussmann.

 

USM Privacy panel, lauréat du Design Preis Schweiz 2016
USM Privacy panel, lauréat du Design Preis Schweiz 2016. Photo © USM

La création contemporaine

Aujourd’hui le design Swiss made conserve cette image de qualité et de sobriété de bon goût, mais aussi le dynamisme créatif, parfois irrévérencieux, qui le caractérise depuis le début du XXe siècle. Toujours à la pointe des développements techniques, il se distingue désormais sur le terrain des nouvelles technologies avec des solutions novatrices pour le bureau et la maison (ListaMoxRuckstuhl, etc.) et dans le secteur de la domotique. Les grandes marques suisses, VitraEmbruHorgenglarusEternitDe SedeThutWb formWogg ou Ruckstuhlentre autres, occupent toujours le terrain avec souvent des positions de leader dans leur domaine. Bien que, suite aux crises qui ont secoué le marché, les éditeurs historiques tendent à se rassurer avec un catalogue de patrimoine moderne, ils ne renoncent pas pour autant à innover. Si la promotion du jeune design passe d’abord par les écoles renommées et d’importants concours nationaux – dont le Design Preis Schweiz et le Swiss Design Award – les marques ne leur ont cependant pas abandonné le terrain. Elles soutiennent événements et initiatives et intègrent la nouvelle génération à des projets ponctuels. On pense par exemple aux collaborations avec l’Écal (USM, Punkt, etc.) ou au projet zurichois Take a Seat, soutenu par Horgenglarus, où de jeunes designers ont été invités à revisiter les classiques du fabriquant. Désormais, des maisons d’édition plus récentes revendiquent la « swissness », à l’image de Inch FurnitureMoxArberSeledueTossa ou Xilobis.

 

Et demain ?

Big-Game pour Moustache
Big-Game pour Moustache. Photo © Moustache

Le design évolue entre production locale ou artisanale et délocalisation. Le design suisse s’est ainsi adapté aux impératifs d’une économie mondialisée et répond aux paradigmes sociaux actuels avec des démarches multiples. Il n’en a pas pour autant perdu son identité: d’un côté l’ingénieuse sobriété et de l’autre la touche humoristique et ludique. Peut-être est-ce là le secret d’un succès durable.

Le prochain défi à court terme sera sans doute d’évoluer avec les nouveaux modes de consommation, notamment les mutations induites par le E-commerce, mais certains, à l’image de Vitra, qui était en lice pour le rachat de hem au début de l’année, s’y préparent déjà.

 

Texte: Corine Stübi pour le magazine Espaces contemporains
Légende photo titre: Dreirundtisch et Dreibeinstühle Max Bill, 1949 Photo: Max, Binia + Jakob Bill Stiftung Adligenswil © VG Bild-Kunst, Bonn 2008

 

Portrait d’éditeurs suisses:

La maison zurichoise Wohnbedarf a édité du mobilier dès l’ouverture de son premier magasin en 1931. Elle a largement contribué au développement du design moderne en Suisse, notamment avec des productions signées des plus grands architectes et designers de l’époque : Alvar Aalto, Max Bill, Marcel Breuer et Le Corbusier. Désormais, l’enseigne et le fabricant sont deux entités indépendantes. Wb Form produit et distribue des créations contemporaines ainsi que des rééditions d’icônes du XXe siècle comme le tabouret Ulm et la chaise Kreuzzargen de Max Bill, ou encore la lampe nuage de Susi & Ueli Berger.
La maison zurichoise Wohnbedarf a édité du mobilier dès l’ouverture de son premier magasin en 1931. Elle a largement contribué au développement du design moderne en Suisse, notamment avec des productions signées des plus grands architectes et designers de l’époque : Alvar Aalto, Max Bill, Marcel Breuer et Le Corbusier. Désormais, l’enseigne et le fabricant sont deux entités indépendantes.
Wb Form produit et distribue des créations contemporaines ainsi que des rééditions d’icônes du XXe siècle comme le tabouret Ulm et la chaise Kreuzzargen de Max Bill, ou encore la lampe nuage de Susi & Ueli Berger.
Photo © wb form

 

Fondée en 1904, Embru est aujourd’hui encore synonyme de tradition et de qualité suisse. La marque est notamment un prestataire leader de mobilier scolaire et hospitalier. Dans les années 1930, elle commence une longue collaboration avec des architectes d’avant-garde tels que Werner Max Moser, Alfred Roth et Marcel Breuer. C’est ainsi que sont nés les grands classiques qui appartiennent aujourd’hui aux incontournables de l’histoire du design suisse.
Fondée en 1904, Embru est aujourd’hui encore synonyme de tradition et de qualité suisse. La marque est notamment un prestataire leader de mobilier scolaire et hospitalier.
Dans les années 1930, elle commence une longue collaboration avec des architectes d’avant-garde tels que Werner Max Moser, Alfred Roth et Marcel Breuer. C’est ainsi que sont nés les grands classiques qui appartiennent aujourd’hui aux incontournables de l’histoire du design suisse.
Photo © Roland Bernath, Fotografie Architektur, Zürich

 

Fondée en 1880 à Horgen et active à Glaris depuis 1903, Horgenglarus a exercé une influence majeure dans l’essor du design en Suisse. Ses collaborations avec des designers et des architectes tels que Max Bill, Hans Bellmann ou Werner Max Moser entre autres, ont contribué à modeler la modernité helvétique et son savoir-faire. Horgenglarus privilégie aujourd’hui encore cette tradition de créativité face aux tendances de production de masse et de délocalisation des unités de production.
Fondée en 1880 à Horgen et active à Glaris depuis 1903, Horgenglarus a exercé une influence majeure dans l’essor du design en Suisse. Ses collaborations avec des designers et des architectes tels que Max Bill, Hans Bellmann ou Werner Max Moser entre autres, ont contribué à modeler la modernité helvétique et son savoir-faire.
Horgenglarus privilégie aujourd’hui encore cette tradition de créativité face aux tendances de production de masse et de délocalisation des unités de production.
Photo © Horgen Glarus

 

Seledue produit du mobilier haut de gamme depuis 1993, signé par des designers suisses tels que Stefan Zwicky, Kurt Thut ou son fils Benjamin. Leur conception est fonctionnelle, simple et intemporelle. Les matériaux sont sélectionnés avec soin et le design est bien pensé. Le fabricant, amateur de modernité, réédite également la chaise en aluminium dessinée en 1953 par Hans Coray.
Seledue produit du mobilier haut de gamme depuis 1993, signé par des designers suisses tels que Stefan Zwicky, Kurt Thut ou son fils Benjamin. Leur conception est fonctionnelle, simple et intemporelle. Les matériaux sont sélectionnés avec soin et le design est bien pensé.
Le fabricant, amateur de modernité, réédite également la chaise en aluminium dessinée en 1953 par Hans Coray.
Photo © Seledue

 

Lehni fabrique du mobilier en métal pour la maison et le bureau depuis plus de cinquante ans. L’éditeur conserve ses classiques, comme la fameuse étagère en aluminium d’Andreas Christen, tout en continuant d’enrichir son catalogue de nouveautés. La collection est synonyme de précision et de qualité de fabrication made in Switzerland. L’entreprise réédite également la série de 15 meubles en 15 couleurs qu’elle inspira à l’artiste minimaliste américain Donald Judd dans les années 1980.
Lehni fabrique du mobilier en métal pour la maison et le bureau depuis plus de cinquante ans. L’éditeur conserve ses classiques, comme la fameuse étagère en aluminium d’Andreas Christen, tout en continuant d’enrichir son catalogue de nouveautés. La collection est synonyme de précision et de qualité de fabrication made in Switzerland. L’entreprise réédite également la série de 15 meubles en 15 couleurs qu’elle inspira à l’artiste minimaliste américain Donald Judd dans les années 1980.
Photo © Lehni
Thut valorise sa région et la production locale. L’ébénisterie fondée en 1929 par Walter Thut a radicalement changé quand Kurt Thut en a repris la direction dans les années 1950. Depuis, la marque s’est illustrée dans la fabrication de meubles sobres à l’esthétique moderne et se trouve à la pointe de l’innovation technique et formelle. Les systèmes sont modulables et intègrent des matériaux originaux, tels que le polyester plissé ou le film plastique.
Thut valorise sa région et la production locale. L’ébénisterie fondée en 1929 par Walter Thut a radicalement changé quand Kurt Thut en a repris la direction dans les années 1950. Depuis, la marque s’est illustrée dans la fabrication de meubles sobres à l’esthétique moderne et se trouve à la pointe de l’innovation technique et formelle. Les systèmes sont modulables et intègrent des matériaux originaux, tels que le polyester plissé ou le film plastique.