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Retour en images sur la Design week de Milan 2017

 

Du 4 au 9 avril, le monde du design international se retrouve à Milan et fait le plein d’inspirations pour l’année. Retour sur 10 expositions à retenir et impressions en images de la Design Week

 

1. Formafantasma

Formafantasma, Foundation. Photo © Corine Stübi
Formafantasma, Foundation. Photo © Corine Stübi

 

« Foundation » de Formafantasma au Spazio Krizia est mon coup de cœur de l’édition 2017. Le duo de designers italiens installés à Amsterdam a réuni plusieurs collections et projets de luminaires dans cette exposition. Il est ici question de lumière, mais aussi de processus. En effet l’exposition s’articule autour de deux axes : Les produits finis, dont les lampes éditées, notamment par Flos, qui démontrent la partie disons « industrielle » de la production de Formafantasma et les expérimentations plus artistiques, où la technique est laissée brute, de sorte à dévoiler l’intention et la recherche en oeuvre. LED, film dichroïque, miroirs, polycarbonate, laiton, bronze, sont autant d’outils pour explorer la lumière, investiguer son ombre, ses reflets, sa couleur, l’espace qu’elle définit.

Une vraie réussite récompensée à deux reprises au Milano Design Award 2017 (Best Technology et Press Choice)

 

2. Dimorestudio

Dimorestudio, Milan Design Week 2017.
Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Photo © Corine Stübi

 

Rendez-vous attendu et très couru, Dimorestudio a réussi cette année encore à séduire avec des environnements luxuriants et toujours renouvelés. Leur recette miracle: un savant mélange entre design vintage et création ultra tendance.

 

Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Photo © Corine Stübi
Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Suite de table et chaises Locus Solus de Gae Aulenti. Photo © Corine Stübi

 

Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Suspension de Ingo Maurer et chaise de Charlotte Perriand
Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Suspension de Ingo Maurer et chaise de Charlotte Perriand. Photo © Corine Stübi

 

3. Hermès

Hermès à La Pelota
Hermès à La Pelota. Photo © Corine Stübi

 

Hermès a investi, avec la classe qui caractérise la marque, La Pelota occupée l’année précédente par Hay. Changement total d’ambiance donc!
Vestiaire harnaché, vaisselle, tissus d’ameublement, mobilier ou accessoires, la large collection d’Hermès Maison, tantôt signée par l’équipe Hermès tantôt par des designers tels que Barber & Osgerby, Pierre Charpin ou Gianpaolo Pagni, est présentées dans un décor architectural blanc chaux simplement orné de jeux d’ombres. Ici tout est luxe et volupté, les matériaux sont nobles, cuir bien sûr, mais aussi osier, bronze, bois ou tissu.

 

Hermès à La Pelota
Hermès à La Pelota. Photo © Corine Stübi

 

 

4. Swarovski

Aldo Bakker, Swarovski
Aldo Bakker, Swarovski. Photo © Corine Stübi

 

Luxe toujours avec Swarovski qui exposait sa nouvelle collection Atelier Swarovski Home au Palazzo Crespi. Le cristallier collabore depuis un an avec les grands noms du design sur une série d’accessoires, vases, art de la table, qui ont en commun de magnifier la matière dans des objets de design. Parmi les nouveautés 2017, les presses papier minimalistes du Studio Brynjar & Veronika, suite logique de leur présentation en 2016 à Design Miami / Basel dans le cadre du Swarovki Designers of the Future, font impression, tout comme la série Prism de Tomas Alonso, et les nouvelles pièces d’Aldo Bakker.

 

Prism, Tomas Alonso, Swarovski. Photo © Corine Stübi
Prism, Tomas Alonso, Swarovski. Photo © Corine Stübi

 

5. Memphis Milano

Less is less, Sottsass, Memphis Milano
Less is less, Sottsass, Memphis Milano.

J’espérais plus d’exubérance pour l’exposition Less is less que Memphis Milano consacre à Ettore Sottsass, surtout que l’entreprise nous avait habitué à plus. Qu’importe, l’opportunité de voir la production de Sottsass pour Memphis réunie dans un seul et même endroit est toujours bonne à prendre.

 

 

 

 

 

6. ECAL, More Rules for Modern Life

Ecal, More Rules for Modern Life.
Ecal, More Rules for Modern Life. Photo © Corine Stübi

 

Si je n’ai pas pu m’empêcher de mentionner l’exposition de Sottsass, c’est aussi que l’esprit Memphis est loin d’appartenir au passé! Preuve en est l’exposition « More Rules for Modern Life » de l’ECAL! Les propositions des étudiants en Bachelor Art Visuel et Bachelor Design Industriel sous la direction de Christophe Gubéran et Stéphane Kropf sont joyeuses, colorées et enthousiasmantes, il y a beaucoup de jeunes talents à suivre de près.

Le dialogue entre art et design fonctionne si bien que la distinction n’est pas toujours facile et le propos est bien là, l’éternelle question du statut de l’œuvre entre high et low culture. Le commissariat a été confié à John Armleder, qui imprime sa marque, notamment celle explorée depuis 1979 avec ses « furniture sculpture », dont l’exemplaire 254, daté de 1991, trône dans la pièce principale.

 

Ecal, More Rules for Modern Life. Photo © Corine Stübi
Ecal, More Rules for Modern Life. Photo © Corine Stübi

 

7. Danish Arts Foundation, Mindcraft17

Mindcraft17
Mindcraft17. Photo © Corine Stübi

 

Mindcraft à la basilique San Simpliciano offre un bel aperçu des savoir-faire danois, de la céramique au tissu. Le curateur Henrik Vibskov a placé l’exposition sous la thématique du temps, passé – présent – future, un temps comme suspendu, sans être solennel, dans ce cadre religieux. Des cloches en tissu Kvadrat (Réf. Moraine, Ronan & Erwan Bouroullec) rythment la cour de la basilique, ponctuées des pièces des 18 designers et artistes invités.

Les céramiques de Pernille Pontoppidan Pedersen et les sculptures en papier de l’artiste Marianne Eriksen Scott-Hansen (M.E.S.H) font partie des plus belles découvertes.

 

Mindcraft17. Marianne Eriksen Scott-Hansen (M.E.S.H), Starting all over again.
Mindcraft17. Marianne Eriksen Scott-Hansen (M.E.S.H), Starting all over again. Photo © Corine Stübi

 

8. Cassina

Cassina
Cassina. This will be the place. Photo © Cassina

 

Cassina célèbre son 90ème anniversaire en 2017, à cette occasion la marque s’est installée à la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli dont le bâtiment, signé Herzog & De Meuron, a été inauguré en 2016.

Le projet conçu par Patricia Urquiola, directrice artistique de Cassina, décode l’ADN de l’éditeur, entre archive et innovation. Le concept de l’exposition prend racine dans la monographie « This will be the place » qui se penche sur l’impact social et culturel de l’architecture et du mobilier sur les modes de vie et vice versa. Édité par Felix Burrichter la publication fait suite à « Il Libro dell’Arredamento » commandé en 1977 à Mario Bellini.

Les espaces se succèdent comme des chapitres avec plusieurs interventions dont celle de Konstantin Grcic sur le phénomène de disruption et son potentiel créateur. A noter aussi la reproduction du « Refuge Tonneau » de Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret (1938) installée au sommet de l’édifice.

 

9. Fritz Hansen

Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen
Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen. Photo © Corine Stübi

 

Le Fritz Hotel est l’hôtel rêvé de Fritz Hansen. On se balade ainsi de la réception au lobby, en passant par le bar, dans un hôtel fictif entièrement aménagé par Jaime Hayon avec le mobilier de l’éditeur danois.

Le plus : La sélection d’icônes de la marque en édition vintage, Chaise Fourmi, Egg Chair et Drop Chair de Arne Jacobsen ou PK22 de Poul Kjaerholm.

 

Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen. Photo © Corine Stübi
Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen. Photo © Corine Stübi

 

10. Nilufar

Nilufar, Fontana Amorosa de Michael Anastassiades. Photo © Corine Stübi
Nilufar, Fontana Amorosa de Michael Anastassiades. Photo © Corine Stübi
Nilufar
Nilufar. Photo © Corine Stübi

Il y a de quoi patienter en attendant Design Miami / Basel chez Nilufar! La galerie milanaise consacre une exposition à Joaquim Tenreiro, l’un des grands maitres du design brésilien du XXe siècle. Mais pas seulement, j’y ai vu de belles pièces vintage de designers italiens et brésiliens, dont une splendide desserte « carrinho de chá »’ de Jorge Zalszupin.

Ici design du XXe et contemporain font bon ménage, comme l’atteste la très inspirée nouvelle installation lumineuse « Fontana Amorosa » de Michael Anastassiades.

 

 

 

 

Texte: Corine Stübi
Photos: © Corine Stübi

 

Impressions en images

 

The visit Studiopepe.
The visit Studiopepe. Photo © Corine Stübi

 

The visit Studiopepe. Suspension VV Cinquanta, Vittoriano Viganò, Astep et vase Rocchetto de Ettore Sottsass pour Bitossi
The visit Studiopepe. Suspension VV Cinquanta, Vittoriano Viganò, Astep et vase Rocchetto de Ettore Sottsass pour Bitossi (disponibles chez Kissthedesign en Suisse romande). Photo © Corine Stübi

 

Toiletpaper Bar
Toiletpaper Bar. Photo © Corine Stübi

 

Amanda Lilholt
Amanda Lilholt à Ventura Lambrate. Photo © Corine Stübi

 

Everything is Connected - Norwegian Crafts.
Everything is Connected – Norwegian Crafts. Photo © Lasse Fløde

 

La collection Sé chez Rossana Orlandi
La collection chez Rossana Orlandi. Photo © Sé

 

Vitra au salon du meuble
Vitra au salon du meuble. Photo © Vitra

 

Masques de GamFratesi pour Kvadrat. Photo © Matteo Girola
MASK de GamFratesi pour Kvadrat. Photo © Matteo Girola
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Intérieurs Voyage / Lifestyle

Ladurée à Genève: Une bonbonnière de conte de fée signée India Mahdavi

 

Les fans de India Mahdavi en rêvaient, Ladurée l’a fait et signe la première collaboration en Suisse romande avec la célèbre décoratrice parisienne!

La palette du restaurant – salon de thé Ladurée à Genève est rose bonbon, lilas et vert prairie. Les couleurs évocatrices de douceurs et de gourmandise s’étendent dans les 3 espaces du lieu niché au sein du mythique Hôtel des Bergues.
Déjà appâté par les saveurs des fameuses pâtisseries, le client pénètre ici dans un univers de conte de fée délicieusement rétro. Alice au pays des merveilles, les paysages artificiels du Charlie et la chocolaterie de Tim Burton ou encore les décors pastels et symétriques de Wes Anderson, la destination est un véritable dépaysement qui touche presque au cinématographique.

 

Comptoir Ladurée. Photo © Annik Wetter
Comptoir Ladurée. Photo © Annik Wetter

 

Les choix esthétiques de la designer star tiennent de la métaphore filée tant le concept est cohérent avec les produits ici consommés. La délicate rondeur des macarons est partout: comptoir cannelés, banquettes chantilly rehaussées de rouleaux de réglisse en stuc, plafonniers meringués, tables sur piètement sucre d’orge. On se croirait dans la maison en pain d’épice d’Hansel et Gretel, version gentille fée!
Les courbes du mobilier contrastent avec un luxueux sol dallé de losanges de marbre noir et blanc. Des grilles décorent les murs avec la fraicheur printanière d’un jardin à l’anglaise.

 

Le restaurant. Photo © Annik Wetter
Le restaurant. Photo © Annik Wetter

Le salon étoilé est quant à lui réservé aux événements privés. Le petit espace emprunte les codes du théâtre et des carrousels d’antan pour insuffler une ambiance des grands soirs, à la fois mondaine et intimiste.

 

Le salon étoilé. Photo © Annik Wetter
Le salon étoilé. Photo © Annik Wetter

Bonheur et gourmandise, tels sont les maîtres mots d’India Mahdavi pour ce projet qu’elle décrit comme une expérience de goût et de plaisir « un jardin de douceurs qui célèbre la rencontre du bosquet français et de la gourmandise » où « Rien n’y est figé, l’esprit est celui du mouvement, comme un voyage sensoriel et ultra contemporain au bord du lac ».

 

Ladurée, Quai des Bergues, rue du Mont-Blanc 1, 1201 Genève

 

Texte : Corine Stübi
Photos : © Annik Wetter

 

Restaurant. Photo © Annik Wetter
Le restaurant. Photo © Annik Wetter
India Mahdavi et David Holder, directeur de Ladurée. Photo © Annik Wetter
India Mahdavi et David Holder, directeur de Ladurée. Photo © Annik Wetter
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Intérieurs Voyage / Lifestyle

Aesop: Architecture et cosmétique

 

Aesop est une entreprise de cosmétique pas comme les autres : Au lieu d’investir massivement dans la publicité pour se forger une image, elle se sert de ses boutiques au design remarquable comme d’un outil marketing.
Depuis sa création en 1987 à Melbourne, la marque australienne s’est installée un peu partout dans le monde et multiplie les collaborations avec des architectes et des décorateurs, dont certains sont aussi incontournables que Dimore StudioIlse CrawfordSnøhetta ou, récemment, les frères Campana. Son affinité avec l’architecture est si forte que l’enseigne s’est désormais dotée de son propre département design.

 

Les intérieurs de Dimore Studio sont souvent flamboyants avec une touche de décadence. La boutique à Corso Magenta, Milan, rappelle le faste des garde-mangers des grandes villas italiennes des années 30. L’esprit qui se dégage des lieux, avec des étagères aux teintes vert pastel, jaune et rose, et des carreaux de céramique brillants, invite à un élégant voyage dans le temps.
Les intérieurs de Dimore Studio sont souvent flamboyants avec une touche de décadence. La boutique à Corso Magenta, Milan, rappelle le faste des garde-mangers des grandes villas italiennes des années 30. L’esprit qui se dégage des lieux, avec des étagères aux teintes vert pastel, jaune et rose, et des carreaux de céramique brillants, invite à un élégant voyage dans le temps.

 

Toutes uniques, les architectures de ces temples de la beauté s’inspirent de l’esprit des lieux, de l’histoire du bâtiment ou du contexte de la ville.
À Zurich, par exemple, l’architecte australien Rodney Eggleston, fondateur de March Studio, impressionné par la beauté des matériaux des chantiers qui ponctuent la ville, a imaginé un rayonnage de style industriel composé d’échafaudages recyclés pour présenter les produits. À Genève, il propose un décor plus décadent. Parée de cuivre, la boutique de la Rue de la Fontaine évoque les institutions internationales et le coffre-fort suisse.

 

C’est un peu le fantasme du bunker alpin que l’architecte australien Rodney Eggleston, fondateur de March Studio, a cherché à exprimer à Genève. Parée de cuivre, la boutique de la Rue de la Fontaine se veut un clin d’œil au commerce international autant que la planque imaginaire et ultra chic d’agents secrets.
C’est un peu le fantasme du bunker alpin que l’architecte australien Rodney Eggleston, fondateur de March Studio, a cherché à exprimer à Genève. Parée de cuivre, la boutique de la Rue de la Fontaine se veut un clin d’œil au commerce international autant que la planque imaginaire et ultra chic d’agents secrets.

 

Dernièrement, les frères Campana ont fait de la brique Cobogó, une brique ajourée répandue en Amérique du Sud, l’élément décoratif central de la nouvelle boutique à São Paulo. Dimore Studio à Corso Magenta, Milan, a réveillé la magie des garde-mangers des fastueuses villas italiennes du début du 20èmesiècle et des bottegas encore présentes dans le quartier historique. Alors qu’au sein du très arty Berlin-Mitte, ce sont les monochromes de Gerhardt Richter, le Bauhaus et la gare d’Alexanderplatz qui ont influencé le projet du bureau allemand Weiss-heiten.

 

Couverte du sol aux murs de carreaux de ciment de tons verts, la boutique de Berlin-Mitte se présente sous une apparence aussi clinique que vibrante. Le Berlin historique mais aussi moderne, sous l’influence du Bauhaus, a servi de point de départ à Weiss-heiten. Le bureau d’architectes berlinois s’est également inspiré des monochromes de Gerhard Richter pour cet espace implanté dans le coeur artistique de la ville.
Couverte du sol aux murs de carreaux de ciment de tons verts, la boutique de Berlin-Mitte se présente sous une apparence aussi clinique que vibrante. Le Berlin historique mais aussi moderne, sous l’influence du Bauhaus, a servi de point de départ à Weiss-heiten. Le bureau d’architectes berlinois s’est également inspiré des monochromes de Gerhard Richter pour cet espace implanté dans le coeur artistique de la ville.  

 

La marque est devenue un véritable cas d’école lorsqu’il s’agit de retail design. Pendant que d’autres tendent à reproduire des magasins identiques dans le monde entier, aucune boutique Aesop ne ressemble à une autre. Leur seul point commun: le produit.
Avec des contenants noirs et des étiquettes au graphisme sobre en noir et blanc empruntant au style épuré de la pharmacie, le packaging s’identifie au premier coup d’oeil. Les écrins peuvent ainsi varier à l’extrême, se fondre dans leur environnement ou briller par leur signature prestigieuse, ils sont la plus-value d’un produit qui reste évidemment le fil conducteur du consommateur.

Si le même produit est vendu partout dans le monde, chaque boutique doit pouvoir s’intégrer localement. Raison pour laquelle, Aesop fait le plus possible appel aux services d’architectes ou de designers du cru et encourage l’utilisation de matériaux locaux. En somme, un modèle glocal de plus en plus tendance aujourd’hui.

Texte: Corine Stübi pour le magazine Espaces contemporains
Photos: © Aesop

 

 

Les designers brésiliens Fernando et Humberto Campana signent la dernière boutique Aesop à São Paulo. La brique Cobogó, une brique ajourée beaucoup utilisée dans la construction en Amérique du Sud pour favoriser la ventilation et l’ombre, est le matériau phare de cette nouvelle adresse. Autre originalité : L’architecture se prolonge à l’extérieur sous la forme d’une petite place publique, appelée à devenir un lieu d’échanges dans le quartier.
Les designers brésiliens Fernando et Humberto Campana signent la dernière boutique Aesop à São Paulo. La brique Cobogó, une brique ajourée beaucoup utilisée dans la construction en Amérique du Sud pour favoriser la ventilation et l’ombre, est le matériau phare de cette nouvelle adresse. Autre originalité : L’architecture se prolonge à l’extérieur sous la forme d’une petite place publique, appelée à devenir un lieu d’échanges dans le quartier.

 

Le quartier de Wynwood à Miami est riche en contraste; la communauté artistique s’y est développée sur ce qui était un fief industriel. L’architecte Frida Escobedo a illustré cette particularité dans une boutique aux allures d’installation d’art. Un îlot central, découpé par de larges vitres recouvertes de film dichroïque, présente les produits dans un décor naturel de plantes et de blocs de granit monumentaux. La lumière ainsi réfractée offre une scène toujours nouvelle selon l’heure de la journée ou l’angle de vue.
Le quartier de Wynwood à Miami est riche en contraste; la communauté artistique s’y est développée sur ce qui était un fief industriel. L’architecte Frida Escobedo a illustré cette particularité dans une boutique aux allures d’installation d’art. Un îlot central, découpé par de larges vitres recouvertes de film dichroïque, présente les produits dans un décor naturel de plantes et de blocs de granit monumentaux. La lumière ainsi réfractée offre une scène toujours nouvelle selon l’heure de la journée ou l’angle de vue.

 

À Oslo, Prinsengate, les travaux ont débuté par un travail archéologique qui a permis de découvrir des matériaux dont certains remontent au 19ème siècle. Les architectes du bureau norvégien Snøhetta ont ensuite réinventé l’espace. Enduit de plâtre et doté d’un plafond voûté, il évoque autant une architecture monastique qu’un paysage enneigé. Les arches se poursuivent dans le bloc lavabo sculptural en béton et en fibre de verre qui trône au milieu de la pièce.
À Oslo, Prinsengate, les travaux ont débuté par un travail archéologique qui a permis de découvrir des matériaux dont certains remontent au 19ème siècle. Les architectes du bureau norvégien Snøhetta ont ensuite réinventé l’espace. Enduit de plâtre et doté d’un plafond voûté, il évoque autant une architecture monastique qu’un paysage enneigé. Les arches se poursuivent dans le bloc lavabo sculptural en béton et en fibre de verre qui trône au milieu de la pièce.

 

Le nom d’Ilse Crawford est sur toutes les lèvres cette année. Après avoir collaboré avec Ikea sur une collection très réussie, elle a été élue créatrice de l’année 2016 par Maison & Objet Paris. Le Studio Ilse a également aménagé plusieurs boutiques Aesop, dont celle de Copenhague.
Le nom d’Ilse Crawford est sur toutes les lèvres l’année passée. Après avoir collaboré avec Ikea sur une collection très réussie, elle a été élue créatrice de l’année 2016 par Maison & Objet Paris. Le Studio Ilse a également aménagé plusieurs boutiques Aesop, dont celle de Copenhague.

 

Le style moderniste de la nouvelle boutique Aesop à Lausanne s’inspire du travail de Gio Ponti pour l'hotel intercontinental de Naples. Le département architecture d'Aesop a misé sur un aménagement précieux rehaussé laiton et de somptueux lustres Venini années 60.
Le style moderniste de la nouvelle boutique Aesop à Lausanne s’inspire du travail de Gio Ponti pour l’hotel intercontinental de Naples. Le département architecture d’Aesop a misé sur un aménagement précieux de bois et de laiton baigné de la lumière de somptueux lustres Venini années 60.

 

En noir et blanc, rehaussée d’accents de cuivre, la boutique de Kyoto créée par le bureau de Shinichiro Ogata, Simplicity, est empreinte de la culture japonaise du 14ème siècle à aujourd’hui. Des voiles en mailles noircies dans lesquelles sont cousues des bouteilles Aesop organisent l’espace dans sa verticalité comme autant de pages calligraphiées.
En noir et blanc, rehaussée d’accents de cuivre, la boutique de Kyoto créée par le bureau de Shinichiro Ogata, Simplicity, est empreinte de la culture japonaise du 14ème siècle à aujourd’hui. Des voiles en mailles noircies dans lesquelles sont cousues des bouteilles Aesop organisent l’espace dans sa verticalité comme autant de pages calligraphiées.

 

ION à Singapour est le quatrième projet réalisé par le bureau norvégien Snøhetta pour Aesop. Inaugurée en mai 2016, la luxueuse boutique en sous-sol rappelle le passé de plantation de muscade de Orchard Road. Si le laiton ou la teinte rosée des murs effleure l’histoire des lieux, le plafond se fait plus narratif et illustre les racines d’un verger au moyen d’une composition en bois.
ION à Singapour est le quatrième projet réalisé par le bureau norvégien Snøhetta pour Aesop. Inaugurée en mai 2016, la luxueuse boutique en sous-sol rappelle le passé de plantation de muscade de Orchard Road. Si le laiton ou la teinte rosée des murs effleure l’histoire des lieux, le plafond se fait plus narratif et illustre les racines d’un verger au moyen d’une composition en bois.

 

Rodney Eggleston a imaginé un environnement industriel pour la première boutique Aesop à Zurich (Oberdorfstrasse). L’espace étroit s’articule autour d’une étagère suspendue fabriquée à l’aide de matériaux recyclés des travaux publics, dont les planches jaunes d’échafaudages récupérées dans la ville.
Rodney Eggleston a imaginé un environnement industriel pour la première boutique Aesop à Zurich (Oberdorfstrasse). L’espace étroit s’articule autour d’une étagère suspendue fabriquée à l’aide de matériaux recyclés des travaux publics, dont les planches jaunes d’échafaudages récupérées dans la ville.