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Lausanne Art Fair, une foire pas comme les autres

Lausanne a depuis 2017 sa propre foire d’art, dont l’offre rappèle une version internationale de Montreux Art Gallery plutôt que Art Genève, même si ici les artistes ne s’exposent pas sans galerie.

J’avoue que c’est un marché que je connais mal et qui correspond moins à ma propre pratique ou à mes préférences. Cependant si j’observe la situation à Lausanne, notamment sous l’angle de la durée de vie des espaces d’art, je dois reconnaître que les galeries locales qui présentent de l’art « actuel » (« actuel » en opposition à « contemporain », à défaut d’une terminologie plus appropriée) ou de second marché, semblent commercialement plus à l’aise que celles, qui se consacrent à l’art contemporain. Ma réflexion exclut évidemment la galerie Alice Pauli dont l’activité se joue depuis longtemps sur le plan international et non local.
L’art que présente le Lausanne Art Fair a ses amateurs, un public différent, plus populaire, voire plus jet-set, mais surtout plus large, comme le prouve l’affluence de près de 15’000 visiteurs à la première édition.

 

Lausanne Fine Art 2017
Vue de la première édition de Lausanne Art Fair 2017. Photo © Lausanne Art Fair

 

J’ai donc accepté la proposition de partenariat avec l’édition lausannoise de la foire qui se tiendra du 19 au 22 avril à Beaulieu, malgré un univers éloigné du mien, intéressée par l’idée de deux marchés de l’art qui se développent en parallèle, avec très peu de points de contact.
Ceci dit, parmi les 80 galeries sélectionnées par Lausanne Art Fair, certaines exposent des oeuvres modernes signées de figures majeures du XXe siècle, tels que Picasso, Dubuffet, Magritte, Warhol, etc.

La foire lausannoise se voit volontiers populaire et chaleureuse. L’art qu’elle défend couvre une période de 1950 à aujourd’hui et se veut accessible à tous, entendez sans prérequis théoriques, comme à tous les budgets, même si certaines oeuvres se négocient à plusieurs dizaines de milliers d’Euros.

On y retrouve des galeries transfuges de feu le salon des antiquaires comme Galartis (Lausanne) ou Bel Air Fine Art (Genève). Le street art, souvent absent des grandes foires d’art, trouve ici une place de choix. La manifestation s’ouvre à presque tous les médias, la photographie, le dessin, la peinture, la céramique, la sculpture ou encore le graffiti, ainsi qu’à de nombreux styles, l’expressionnisme, le pop art, l’art brut, abstrait, cinétique, le minimalisme, etc. L’art vidéo, la performance ou l’installation ne sont en revanche pas représentés.

 

Lausanne Fine Art 2017
Crocodile de Richard Orlinski. Lausanne Art Fair 2017. Photo © Lausanne Art Fair

 

La présence d’oeuvres d’artistes stars est déjà annoncée, il sera ainsi possible d’admirer des toiles de Dali, Combas, Banksy ou des sculptures de Richard Orlinski. Ce dernier est un célèbre représentant de cet art hors circuit. Chouchou de la télévision française et de l’industrie du tourisme de luxe, il appartient, selon un classement Artprice, aux artistes les plus cotés de France, alors qu’aucun musée ne l’expose et que la presse spécialisée l’ignore. Très apprécié des décorateurs, il est inconnu ou méprisé des critiques d’art, et pour cause, ses animaux monumentaux, visibles notamment sur les pistes de Courchevel ou dans le jardin du Grand Hôtel Kempiski à Genève, sont très largement inspirés des sculptures de Xavier Veilhan.

Qu’importe, les organisateurs français soignent une approche libre de préjugé vis à vis de toutes formes d’art. Les galeries d’art contemporain romandes ont d’ailleurs été invitées à participer, sans succès comme l’atteste le catalogue de cette deuxième édition.
On peut également souligner la convivialité de l’événement, où les enfants s’amusent dans des ateliers créatifs et où le vernissage se fait en musique. L’idée étant de détendre l’amateur d’art qui n’ose pas pousser la porte des galeries.

Lausanne Art Fair, Palais de Beaulieu, Lausanne. Du 19 au 22 avril 2018

 

Texte: Corine Stübi
Photo en titre: Vue de la première édition de Lausanne Art Fair en 2017. Photo © Lausanne Art Fair

 

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Design

Le design nomade à la montagne

Nomad, dont la première édition s’est tenu du 8 au 11 février 2017 à St. Moritz, explore un nouveau modèle de foire. Ici pas de stand aux parois immaculées dans une halle gigantesque et impersonnelle, mais des expositions réparties dans les pièces de Chesa Planta, une imposante maison de maître du 16e siècle.

 

Massimo de Carlo
Massimo de Carlo. Photo Studio Vedet / Giulia Piermatiri

 

Le modèle traditionnel des galeries est en pleine mutation. Le white cube et la black box n’ont pas encore fait leur temps mais sont questionnés, il est alors normal que la foire d’art s’invente de nouvelles formes. Et qui mieux que des professionnels de la branche pour opérer de telles expérimentations?
Fondée par Giorgio Pace, spécialiste art & luxury brand (Rick Owens, Vuitton) et Nicolas Bellavance-Lecomte, architecte, curateur et co-fondateur de la galerie Carwan à Beirut, la foire a vu le jour en avril 2017 à Monaco. Plus précisément à La Vigie, un joyau 1900 de la Riviera française, dont Karl Lagerfeld fut propriétaire dans les années 90.

Aux parcs d’exposition sans âme, Nomad oppose les demeures historiques. Le design retourne ici dans l’intimité de la maison, dont il épouse l’échelle. Il s’agit d’expérience, le mot est lâché, au sein d’architectures rarement ouvertes au public.

 

A Mind of Winter, vue de l'installation. Photo Andrea Rossetti. Giorgio Pace Projects
A Mind of Winter, vue de l’installation. Photo Andrea Rossetti. Giorgio Pace Projects

 

Des galeries de design de haut vol, parmi lesquels Demisch Danant, Fumi, Giustini/DStagetti Galeria O., Nilufar, Priveekollektie, Etage Projects, etc, ont été séduites par le concept et ont rejoint ce premier événement hivernal accompagnées de poids lourds de l’art contemporain, dont Eva Presenhuber, Almine Rech ou Marlborough Contemporary.

 

Sarah Myerscough Gallery
Sarah Myerscough Gallery. Photo Studio Vedet / Giulia Piermatiri

 

Galleria Luisa Delle Piani
Galleria Luisa Delle Piani. Photo Studio Vedet / Giulia Piermatiri

 

À la Design Week de Milan les marques et les designers investissent d’anciens Palazzi privés. À première vue ce n’est pas si différent, sauf qu’à Nomad Il faut montrer patte blanche, seuls les VIPs et les professionnels peuvent visiter la manifestation.
Avec un tel parti-pris et des locations de prestige comme St-Moritz et Monte-Carlo, le public est ciblé à la hauteur des oeuvres exclusives.

Les galeries ayant été invitées à s’intégrer au cadre montagnard, Nomad permet aussi de s’inspirer et repenser son chalet sous l’angle moderniste ou contemporain.

 

 

Texte: Corine Stübi
Photo en titre: Carwan Gallery. Photo Studio Vedet / Giulia Piermatiri

 

Fauteuil année 50 de Joaquim Tenreiro, Nilufar. Photo Mattia Iotti
Fauteuil année 50 de Joaquim Tenreiro, Nilufar. Photo Mattia Iotti

 

Animal Mask de Christoph Hefti, Maniera
Animal Mask de Christoph Hefti, Maniera

 

Special Project, A Sense of Belonging, curatrice Giovanna Lisignoli
Special Project, A Sense of Belonging, curatrice Giovanna Lisignoli. Photo Studio Vedet / Giulia Piermatiri
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Design

PAD Genève 2018. Une première édition contrastée.

J’étais impatiente de découvrir à Artgenève, le fameux PAD dont je suivais les éditions parisiennes et londoniennes dans la presse spécialisée et sur les réseaux sociaux. Si la foire est nouvelle à Genève, elle est établie depuis 21 ans à Paris et depuis 11 ans à Londres.

Sur les 28 exposants présents à la première édition genevoise du PAD, seuls 3 viennent de Suisse, ou plutôt de Genève, Lionel Latham, Patrick Gutknecht et Phoenix Ancient Art, sinon la plupart sont parisiens, Jacques Lacoste, Alain Marcelpoil, Alexandre Guillemain, la galerie italienne, etc. Pourtant les arts décoratifs y sont pluriels et la visite oscille facilement entre admiration et répulsion.

 

Alexandre Guillemain.
Pierre Guariche, Paul MacCobb, George Nakashima, Pierre Paulin chez Alexandre Guillemain, Paris. Photo © Corine Stübi

 

Il faut parfois se forcer à chercher au-delà du clinquant pour isoler des pièces intéressantes. C’est le cas d’une très jolie table basse, années 50, au plateau recouvert d’une mosaïque en os, du designer Etienne Allemeersch que j’ai trouvé en faisant abstraction, entre autres, des tables Coco Chanel sur le stand de Maison Rapin (photo en titre de l’article).
Les miroirs concaves qui ornent le même stand, malgré un petit côté Anish Kapoor déco, ont une histoire plutôt séduisante. L’artiste Roberto Giulio Rida s’est en effet servi d’un ancien stock de verres années 50, que Fontana Arte utilisait pour ses tables loupe. Il les a serti de laiton pour en faire une série de miroirs datés de 2017.

 

Lalanne et Line Vautrin sur le Stand de Jean-David Botella.
Les Lalanne et Line Vautrin sur le Stand de Jean-David Botella. Photo © Corine Stübi

 

Mais ce n’est pas toujours facile de dépasser la débauche de matériaux précieux et scintillants: Laiton, chrome rutilant, bronze, cristal, pierres précieuses, laque brillante, etc. Le goût est par moment “particulier”, il semblerait que le total look Hollywood Regency soit tendance.

Certains choix sont étonnants… Comme celui du français Jean-David Botella de tapisser les murs de son stand de miroirs Line Vautrin et de le peupler d’une véritable ménagerie de moutons, de grenouilles et d’un cerf, tous signés Lalanne. Si je ne savais pas à quel point ces objets sont rares, j’en douterais presque devant une telle abondance.

À côté de cela, plusieurs exposants ont joué la carte chalet chic. Pour un premier PAD en Suisse, ça parait logique.

 

Modernity. Photo © Corine Stübi
Modernity, Stockholm. Photo © Corine Stübi

 

On apprécie d’autant plus les stands à la scénographie plus “calme” comme ceux de Jacques Lacoste ou du suédois Modernity par exemple. Ce dernier a amené quelques trésors du design scandinave dont les prix affichés, s’il faut saluer la transparence, explosent la cote de certaines pièces.

La sélection de Jacques Lacoste est, comme toujours, très réussie. Plusieurs pièces m’ont tapé dans l’oeil: Un splendide buffet Royère, des appliques Saturne et Araignée de Serge Mouille, un miroir soleil de Max Ingrand et un lot composé d’une paire de fauteuils 516 et d’un canapé de Gio Ponti pour Cassina.

 

Jacques Lacoste, Paris. Photo © Yanick Fournier
Jacques Lacoste, Paris. Photo © Yanick Fournier

 

Le design contemporain m’est apparu à première vue sous-représenté, jusqu’à ce que je comprenne que plusieurs objets que je prenais pour “vintage” étaient en réalité des créations du 21ème siècle. Heureusement, le PAD offre quelques propositions contemporaines de grande qualité, parmi lesquelles Valentin Loellmann et son mobilier raffiné à la galerie Gosserez ou encore l’impressionnante porcelaine de Studio Job pour Royal  Tichelaar Makkum chez Priveekollektie.

 

Valentin Loellmann à la galerie Gosserez, Paris
Valentin Loellmann à la galerie Gosserez, Paris. Photo © Corine Stübi

 

Le partenariat avec Artgenève est reconduit. Je me réjouis de voir à quoi ressemblera la deuxième édition en 2019: Est-ce que certains exposants opéreront des réglages? ou au contraire la mouture 2018 aura su imprimer son style éclectique à une clientèle locale, dont je pensais les goûts plus austères?

Dans tous les cas l’arrivée du PAD en Suisse romande est une très bonne chose. Le public romand se montre encore trop frileux à investir dans le design contemporain en édition limitée, alors l’exemple international pourrait réveiller une certaine émulation et donner un coup de pouce aux galeries romandes. Un rééquilibrage concernant la valeur des objets peut aussi s’avérer bénéfique sur le marché indigène.

 

PAD Genève, 1-4 février à Palexpo

 

Texte: Corine Stübi
Photo en titre: Maison Rapin, Paris. Photo © Yanick Fournier

 

Priveekollektie, Pays-Bas. porcelaine Royal Tichelaar Makkum. Photo © Corine Stübi
Priveekollektie, Pays-Bas. porcelaine Royal Tichelaar Makkum. Photo © Corine Stübi

 

Modernity. Photo © Corine Stübi
Cabinet Josef Frank, Modernity, Stockholm. Photo © Corine Stübi

 

Jacques Lacoste, Paris
Jacques Lacoste, Paris. Photo © Yanick Fournier
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Art

Artgenève 2018, la foire premium valorise l’art suisse

Les grands noms du marché de l’art font confiance à Artgenève, qui confirme ainsi sa place dans le monde des foires d’art internationale en 2018.

Le nombre des galeries n’a pas évolué depuis l’année passée et reste à 80 (pour 16 pays), un choix judicieux qui permet à la fois d’échapper au gigantisme d’un Art Basel, et d’imprimer sa marque de fabrique par une sélection drastique des galeries participantes. S’il est important pour une foire d’affirmer une identité forte, j’avoue que le style par endroit très uniforme, voire conservateur, de cette 7ème édition m’a un peu ennuyé, tout comme la répétition de certaines propositions.

 

Galerie Nosbaum Reding, Luxembourg. à droite Stephan Balkenhol, à gauche Peter Zimmermann. Photo © Corine Stübi
Galerie Nosbaum Reding, Luxembourg. à gauche Stephan Balkenhol, à droite Peter Zimmermann. Photo © Corine Stübi

 

Il y avait néanmoins de très belles pièces, comme ce set de posters du Guggenheim Bilbao transformé en navire de guerre en quelques coups de stylo par Mike Bouchet et Paul McCarthy vu sur le stand de la galerie Parisa Kind de Francfort. Le cabinet de curiosité « Between Voltaire and Poe » de Mark Dion et une gravure sur bois de Damien Deroubaix repérés chez In Situ – Fabienne Leclerc. Le sud-africain Cameron Platter découvert sur le stand de la galerie GNYP de Berlin. Une « Montagne-eau » de Alexia Turlin chez Rosa Turetsky. Plusieurs Calder, ou encore deux grands tableaux de Peter Zimmerman, un de mes anciens professeurs à la Kunsthochschule für Medien de Cologne.

 

Mark Dion, Between Voltaire and Poe, 2016, In Situ Fabienne Leclerc, Paris. Photo © Yanick Fournier
Mark Dion, Between Voltaire and Poe, 2016, In Situ Fabienne Leclerc, Paris. Photo © Yanick Fournier

 

Mike Bouchet & Paul McCarthy, Guggenheim Bilbao Poster Set, 2006, Paris Kind, Francfort
Mike Bouchet & Paul McCarthy, Guggenheim Bilbao Poster Set, 2006, Paris Kind, Francfort. Photo © Yanick Fournier

 

Mais la vraie plus-value d’Artgenève est de réunir la scène culturelle suisse. Le parc de sculptures de Max Bill rend cette présence helvétique particulièrement visible cette année. Elle s’étend comme un fil rouge dans « Alpine Dream », également une proposition curatoriale de Samuel Gross, où un panorama de montagnes enneigées sert de fond à une sélection d’œuvres monochromes d’artistes majoritairement suisses. D’ailleurs Artgenève n’est sans doute pas étranger à l’essor de la place artistique genevoise, dont on prend ici pleinement conscience. Et quand on sait, qu’après Gagosian, la multinationale Pace Gallery va ouvrir en mars une dépendance à Genève, Quai des Bergues, il y a de quoi se réjouir.

 

Max Bill, sculpture park, curateur: Samuel Gross. Photo © Yanick Fournier
Max Bill, sculpture park, curateur: Samuel Gross. Photo © Yanick Fournier

 

Alpine Dream, curateur: Samuel Gross. Photo © Corine Stübi
Alpine Dream, curateur: Samuel Gross. Photo © Corine Stübi

 

Le programme institutionnel reste un moment fort en découvertes, notamment celle de l’artiste suisse, et enseignant à la HEAD, Helge Reumann, à qui le CACY d’Yverdon, invité pour la première fois à Artgenève, consacre une exposition personnelle. J’y ai retrouvé Anne Minazio de Hit et ses nouvelles céramiques à quatre mains avec Jessy Razamandimby, ainsi que des tableaux d’Augustin Rebetez sur le stand de l’association Art for the world. Deux artistes avec qui je collabore à la galerie Kissthedesign.

 

Helge Reumann, Analyse du risque, Centre d'art contemporain Yverdon CACY
Helge Reumann, Analyse du risque, Centre d’art contemporain Yverdon CACY. Photo @ Corine Stübi

 

Sans surprise, Julian Charrière remporte le prix mobilière 2018, doté de 15’000 CHF, avec la poétique installation « Future Fossil Spaces ». Composées de sel compressé et de lithium lumineux, les colonnes présentées à Artgenève sont extraites de l’installation monumentale que l’artiste exposait à l’Arsenale, dans le cadre de la Biennale de Venise 2017.
Le jury s’est montré unanime à reconnaître le talent du jeune artiste suisse qui « compte parmi les artistes les plus passionnants et les plus prometteurs de notre époque ».

 

Julian Charrière, Future Fossil Spaces, 2017. Prix mobilière 2018. Photo © Corine Stübi
Julian Charrière, Future Fossil Spaces, 2017. Prix mobilière 2018. Photo © Corine Stübi

 

La grande nouveauté de l’édition 2018, réside dans le partenariat avec le PAD pour le design. Cependant Artgenève conserve des exposants actifs dans le domaine, tels que le designer Philippe Cramer qui rejoint la foire pour la première fois, ou Taste Contemporary déjà présente lors des précédentes éditions. J’ai surtout retenu de cette dernière, le solo show de Virginia Leonard, une artiste peintre néo-zélandaise qui exprime dans un mélange de céramique, d’émail et de résine, les douleurs physiques qu’elle subit depuis un grave accident.

 

Virginie Leonard, Taste Contemporary, Genève. Photo © Corine Stübi
Virginie Leonard, Taste Contemporary, Genève. Photo © Corine Stübi

 

Philippe Cramer. Photo © Corine Stübi
Philippe Cramer. Photo © Corine Stübi 

 

 

Artgenève se déroule du 1 au 4 février 2018 à Palexpo Genève. Le programme de sculptures hors les murs se poursuit quant à lui jusqu’au 31 mars 2018, Quai Wilson à Genève.

 

Texte Corine Stübi
Photo titre: Alpine Dream, curateur: Samuel Gross. Photo © Corine Stübi

 

Inflatable Felix, Mark Leckey, Collection Syz.
Inflatable Felix, Mark Leckey, Collection Syz.Photo © Yanick Fournier

 

Qui Zhijie, Kiki Smith, Galleria Continua
Qui Zhijie, Kiki Smith, Galleria Continua. Photo © Yanick Fournier

 

Bernard Frize, Jean-Michel Othoniel, Perrotin
Bernard Frize, Jean-Michel Othoniel, Perrotin. Photo © Corine Stübi

 

Alexander Calder, De Jonckheere
Alexander Calder, De Jonckheere, Genève / Monaco. Photo © Yanick Fournier

 

A droite Waseem Ahmed, Gowen Contemporary, à gauche Alexia Turlin, Montagnes-eau, Rosa Turetsky. Photo © Corine Stübi
A gauche Waseem Ahmed, Gowen Contemporary, à droite Alexia Turlin, Montagnes-eau, Rosa Turetsky. Photo © Corine Stübi

 

HIT Genève. céramiques de Anne Minazio et Jessy Razamandimby
HIT Genève. céramiques de Anne Minazio et Jessy Razamandimby. Photo © Corine Stübi

 

Augustin Rebetez, Art For The World
Augustin Rebetez, Art For The World. Photo © Corine Stübi

 

Cameron Platter, GNYP, Berlin. Photo © Yanick Fournier
Cameron Platter, GNYP, Berlin. Photo © Yanick Fournier

 

Damien Deroubaix, Nature morte au fétiche, 2015 (détail), In Situ Fabienne Leclerc, Paris
Damien Deroubaix, Nature morte au fétiche, 2015 (détail), In Situ Fabienne Leclerc, Paris. Photo © Yanick Fournier

 

Max Bill, sculpture park, curateur: Samuel Gross
Max Bill, sculpture park, curateur: Samuel Gross. Photo © Yanick Fournier