Catégories
Art

Think big, 5 œuvres monumentales à retenir en 2017

Les œuvres monumentales ont conquis le monde de l’art. Elles sont les stars des grands événements culturels des biennales au foires, en passant par les institutions muséales. Toutes revendiquent des dimensions ambitieuses pour attirer l’attention d’un public en demande d’expériences.

Retour sur 5 œuvres monumentales à retenir en 2017

 

Damien Hirst, « Treasures of the Wreck of the Unbelievable », à la Collection Pinault dans le cadre de la biennale de Venise

Probablement la plus monumentale des œuvres monumentales, « Treasures of the Wreck of the Unbelievable » a couté pas moins de 50 millions de livres à produire.

La double exposition de la Collection Pinault au Palazzo Grassi et à la Punta della Dogana, dans le cadre de la biennale de Venise, devait signer le grand retour de Damien Hirst sur le devant de la scène, alors les moyens étaient à la hauteur de la mission.

 

Demon with bowl (Vue de l'exposition). Photo Prudence Cuming. Image © Damien Hirst & Science ltd. all rights reserved, DACS/SIAE 2017
Demon with bowl (Vue de l’exposition). Photo Prudence Cuming. Image © Damien Hirst & Science ltd. all rights reserved, DACS/SIAE 2017

 

Les sculptures, dont un démon en bronze de 18m de haut, représentent la centaine de reliques découvertes dans l’épave d’un vaisseau antique ayant fait naufrage au large des côtes d’Afrique de l’Est il y a plus de 2’000 ans et que l’artiste aurait retrouvé en 2008. Le bateau transportait la riche collection d’artefacts de Cif Amotan II, grand collectionneur et esclave affranchi, en route pour un temple où les œuvres, provenant de toutes les civilisations connues alors – parmi lesquelles des commandes, copies, des achats et des pillages – devaient être exposées.

C’est ainsi que démarre le mythe créé de toutes pièces par Damien Hirst et soutenu par des documents (vidéos, photos, textes) de la découverte sous-marine des œuvres. Bien que le contexte pseudo-historique ne craigne pas les anachronismes avec des figures mythologiques aux traits de Rihanna, Pharell et Kate Moss, ou encore Mickey Mouse l’icône Disney.

 

 

Si les critiques n’ont pas été tendres, les acheteurs étaient au rendez-vous. En effet, selon Artnet news, 60 à 70% des œuvres étaient déjà vendues au début de la biennale.

Dans la débauche de moyens, les matériaux sont précieux (bronze, marbre, or, malachite, etc.) et la logistique pharaonique, on peut aussi lire une mise en abîme du marché de l’art et de ses acteurs, comme le laisse entendre le portrait de Damien Hirst en Cif Amotan II, ainsi que l’évolution d’un art qui tend vers le spectaculaire pour attirer et impressionner un public blasé. Mais l’implication de Damien Hirst dans ce même marché est telle, qu’il est permis de douter de la portée critique de sa production.

S’il fallait une preuve supplémentaire du génie marketing de Damien Hirst, Netflix diffuse depuis le 1er janvier 2018 le mockumentary « Treasures of the Wreck of the Unbelievable», produit par Science Ltd, la société de Damien Hirst, sur la découverte du trésor naufragé.

 

 

NOW I WON de Claudia Comte à Art Basel

La jeune artiste vaudoise est rapidement passé de la scène locale à internationale. Claudia Comte est aujourd’hui représenté par Barbara Gladstone à New York, aux côtés d’artistes tels que Anish Kapoor, Sarah Lucas, Ugo Rondinone, Richard Prince, Rosemarie Trockel, parmi nombreux autres grands noms de l’art contemporain, et par la König Galerie à Berlin. En juin 2017, son installation NOW I WON occupait tout le parvis d’Art Basel avec des jeux de fêtes foraines. La tendance des grands événements de l’art contemporain à se transformer en parc d’attraction pour amateurs d’art trouve ici son expression la plus directe et la plus humoristique.

 

NOW I WON, Claudia Comte, Art Basel. © Claudia Comte
NOW I WON, Claudia Comte, Art Basel. © Claudia Comte

 

Surmonté du palindrome NOW I WON écrit en tronc de bois sur gazon (on se souvient ici du HAHAHA de la triennale de Bex), se trouvent 7 stands de kermesse dédiés à différents jeux. Bar, jeux de quille, danse, minigolf, fléchettes, bras de fer, etc., repensés dans le style de l’artiste et réalisés à la tronçonneuse. L’installation, ouverte à tous, invite à la participation avec son ambiance festive. Il en coutait 3 CHF, somme reversée à Pro Natura, pour entrer dans le jeu et tenter de remporter l’une des trois sculptures en marbre de Claudia Comte.

L’artiste vaudoise regrette l’aspect élitaire de l’art, elle l’a conçu ici accessible : Le passant peut être happé par la fête tout comme le collectionneur peut s’échapper un instant du marathon et s’amuser, et l’amateur désargenté, mais habile, peut espérer repartir avec une œuvre d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

 

NOW I WON, Claudia Comte, Art Basel. © Claudia Comte

NOW I WON, Claudia Comte, Art Basel. © Claudia Comte
NOW I WON, Claudia Comte, Art Basel. © Claudia Comte

 

 

« Mirage » de Doug Aitken à Desert X

Le vidéaste Doug Aitken a depuis longtemps étoffé sa production d’autres médias que la vidéo, même si son travail reste fortement imprégné de la narration cinématographique. En 2017, l’artiste américain a fait le buzz, des magazines d’art aux revues de design et d’architecture, avec « Mirage » dans le cadre de la biennale en plein air Desert X dirigée par le curateur Neville Wakefield.

L’installation site-specific, prend la forme d’une maison construite en miroirs et installée dans le désert de Palm Springs. L’architecture s’inspire du style Ranch californien traditionnel, une spécificité de l’Ouest des États-Unis dont l’inspiration remonte à Frank Lloyd Wright et a trouvé son expression dans les années 20 et 30 quand un groupe d’architectes californien a construit les premières maisons de banlieue dans ce style avant qu’il ne devienne populaire après-guerre et influence le paysage péri-urbain américain.

Doug Aitken a pensé son installation comme un concept architectural, où la maison standardisée de banlieue, vidée de ses habitants, entre en parfaite harmonie avec son environnement, qu’elle reflète autant qu’elle aspire.

 

Doug Aitken, MIRAGE. 2017. Photo Lance Gerber. Courtesy the artist and Desert X.

Doug Aitken, MIRAGE. 2017. Photo Lance Gerber. Courtesy the artist and Desert X.
Doug Aitken, MIRAGE. 2017. Photo Lance Gerber. Courtesy the artist and Desert X.

 

 

Ai Weiwei, « Sunflower Seeds » au Musée des Beaux-Arts de Lausanne jusqu’au 28 janvier

C’était sans contexte l’exposition d’art la plus courue de 2017 à Lausanne et en Suisse romande. Le coup de force est dû à Bernard Fibicher, directeur du musée des beaux-arts de Lausanne, qui en 2004, alors curateur de la Kunsthalle de Berne, avait proposé la toute première exposition personnelle d’Ai Weiwei dans un musée en Europe.

Ai Weiwei occupe ainsi l’entier du Palais de Rumine, du 22 septembre 2017 au 28 janvier 2018, avec son exposition « D’ailleurs c’est toujours les autres. », rendant un bel hommage à ce lieu aux multiples musées, avant que le mcb-a ne le quitte définitivement pour Plateforme 10.

 

With Wind (Avec du vent), 2014, bambou et soie, env. 240 x 5000 cm. © Studio Ai Weiwei
With Wind (Avec du vent), 2014, bambou et soie, env. 240 x 5000 cm. © Studio Ai Weiwei

 

L’artiste est connu du grand public pour ses démêlées avec le gouvernement chinois, mais aussi pour ses grandes installations poétiques faites de bambou et soie, comme celle du Bon Marché de Paris en 2016, et pour son activisme sur les réseaux sociaux. L’exposition au mcb-a s’articule entre installations monumentales et interventions ciblées. On y découvre un dragon, symbole impérial chinois, composé de cerfs-volants porteurs de citations d’activistes emprisonnés ou forcés à l’exil dont Snowden, Mandela et lui-même, une bouée de marbre noir plongée dans la fontaine du palais, rappel de la situation dramatique des migrants en Méditerranée. On retrouve les fameuses photographies de doigts d’honneur, déclinées sous toutes ses formes (papier peint, mobiles, etc.), ainsi que la tout aussi célèbre série d’Ai Weiwei lâchant un vase Ming, ici reproduite en lego.

La plus monumentale des œuvres se trouve dans la deuxième salle du mcb-a. « Sunflower Seeds » se compose de 13 tonnes de graines de tournesols en porcelaine peintes à la main. Seulement un petit échantillon des 150 tonnes que l’artiste a commandé à 1’500 artisans des manufactures de Jingdezhen, capitale chinoise de la porcelaine. L’œuvre datée de 2010 avait été exposée pour la première fois à la Tate de Londres, le public pouvait alors la parcourir, s’y asseoir et la toucher, jusqu’à ce que toute interaction soit interdite car il est apparu que la manipulation des pièces de porcelaine produisait de la poussière toxique.

 

Sunflower Seeds (Graines de tournesol), 2010, porcelaine peinte à la main, 12 x 8 x 0.1 cm 
et
The Animal That Looks Like a Llama but is Really an Alpaca, 2015, papier peint, dimensions variables © Studio Ai Weiwei
Sunflower Seeds (Graines de tournesol), 2010, porcelaine peinte à la main, 12 x 8 x 0.1 cm 
et
The Animal That Looks Like a Llama but is Really an Alpaca, 2015, papier peint, dimensions variables
© Studio Ai Weiwei

 

Sunflower Seeds (Graines de tournesol) (détail), 2010, porcelaine peinte à la main, 12 x 8 x 0.1 cm © Studio Ai Weiwei
Sunflower Seeds (Graines de tournesol) (détail), 2010, porcelaine peinte à la main, 12 x 8 x 0.1 cm
© Studio Ai Weiwei

 

Le guide de l’exposition nous apprend la symbolique forte de la graine de tournesol dans le contexte de la Révolution culturelle chinoise, où elle représente le peuple de la République populaire tourné, comme des tournesols, vers son soleil Mao Zedong, mais la petite graine était aussi un snack nourrissant très apprécié.

Son mode de production est partie intégrante de l’œuvre, car l’artiste prétend s’opposer à l’industrialisation de masse du Made in China, avec la fabrication entièrement à la main de ses graines, offrant des conditions de travail décentes à des artisans au savoir-faire ancestral. S’il est difficile de connaître les conditions exactes par rapport à celles que l’industrie mondialisée propose, l’œuvre a le mérite de situer la production de l’art dans un contexte de production globalisée souvent ignoré et de figurer les destins, entre espoir et endoctrinement, de la masse silencieuse des travailleurs chinois.

L’exposition « D’ailleurs c’est toujours les autres. » se visite gratuitement au mcb-a jusqu’au 28 janvier.

 

 

Le Musée Carton d’Augustin Rebetez pour Plateforme 10

Après deux ans de tournée en Suisse et en Europe, la plus éphémère des œuvres de grand format n’existe plus.

Augustin Rebetez a été mandaté par le nouveau pôle muséal Plateforme 10, en préparation à Lausanne, pour la production d’un projet symbolisant la synergie entre les 3 musées lausannois que sont le mcb-a, le mudac et le musée de l’Elysée. Le jeune artiste jurassien est rapidement apparu comme le candidat idéal car sa pratique couvre tous les médias, de la photographie, sa formation de base, au dessin, en passant par la vidéo, l’installation, l’objet, l’estampe, le théâtre et la musique.

 

Le musée carton, Augustin Rebetez. Vue de l'exposition au mcb-a de Lausanne. Photo © Yanick Fournier
Musée carton, Augustin Rebetez. Vue de l’exposition au mcb-a de Lausanne. Photo © Yanick Fournier

 

Présenté pour la première fois en 2015 à Art Genève, le musée carton reconstruit un musée bricolé à la sauce Rebetez. On y trouve une histoire de l’appareil photographique, des fauteuils Corbousier (en carton), des classiques de l’histoire de l’art, la laitière de Vermeer (une brique de lait UHT), l’origine du monde de Courbet, une fontaine Ting Li made in China, les grands noms de l’art contemporain ne manquent pas non plus. On le visite comme un musée traditionnel selon un parcours thématique, sauf qu’on y rigole beaucoup plus ! Ainsi il reprend le célèbre doigt de Ai Weiwei qu’il transpose en vidéo sur absolument tout, les hot-dog, la guerre, les dictateurs, les enfants, les icones de la Trash TV, etc avec un entêtant « fuck, fuck, fuck,.. » en bande son. « Sculpture Morning Power »  de Urs Mixer, « Swiss Araki mit Spanset », « Zombie Shaking » de Jack Ometti, la collection Kristov Plotter de petites voitures rouges signees Kirsch Korn. Le design est aussi représenté avec ses icônes telles que « The Egg Chair by a famous Danish guy ».

Bref on s’est bien amusé et il était temps que ça cesse, semblait dire l’artiste soulagé que l’installation finisse dispersée dans la vente aux enchères qui a clôturée la dernière exposition du musée carton au mcb-a, à l’occasion de la nuit des musées 2017.

 

Le musée carton, Augustin Rebetez. Vue de l'exposition au mcb-a de Lausanne. Photo © Yanick Fournier

Le musée carton, Augustin Rebetez. Vue de l'exposition au mcb-a de Lausanne. Photo © Yanick Fournier

Le musée carton, Augustin Rebetez. Vue de l'exposition au mcb-a de Lausanne. Photo © Yanick Fournier

Le musée carton, Augustin Rebetez. Vue de l'exposition au mcb-a de Lausanne. Photo © Yanick Fournier
Musée carton, Augustin Rebetez. Vues de l’exposition au mcb-a de Lausanne. Photos © Yanick Fournier
Catégories
Art Design

Artgenève et PAD 2018, le nouveau rapprochement

Artgenève prend de l’ampleur en 2018 et signe un partenariat avec le PAD (Pavillon des Arts et du Design), marchant ainsi sur les traces de Art Basel.
Pour autant, si ce rapprochement rappelle évidemment Art Basel et Design Miami, la foire genevoise se distingue de sa grande sœur par ses dimensions plus intimistes et un positionnement de soutien aux institutions culturelles genevoises, qu’elle revendique depuis ses débuts. Cela ne signifie pas non plus qu’Art Genève externalise le design, même si son incursion en grande pompe dans le marché du design en 2015 s’était malheureusement essoufflée. La foire continue d’accueillir des acteurs du design en ses murs et même en recrute de nouveaux, à l’instar de Philippe Cramer. Si l’orientation du PAD est clairement affirmée arts décoratifs, celle d’Art Genève prend plusieurs formes et reste ouverte à la multidisciplinarité. Une position intéressante pour des galeries aux pratiques protéiformes et artistiques, les autres, à l’instar de Patrick Gutknecht, ont rejoint le PAD.

 

Vue de la galerie Cramer + Cramer à Genève. Photo © Annik Wetter
Vue de la galerie Cramer + Cramer à Genève. Photo © Annik Wetter

 

Philippe Cramer, dont c’est la première participation à Art Genève, a été séduit par cette approche « J’ai parfois du mal à me définir comme un designer, car mes créations suivent des intuitions plus que des fonctions ou des usages. Tout comme j’hésite entre les termes « atelier », « galerie » ou « showroom » pour décrire mon espace à Genève. Artgenève me semblait donc correspondre mieux à la vision décloisonnée de l’art et du design que j’affectionne. ». Il a conçu sa première exposition à la foire d’art comme une petite rétrospective d’œuvres de 2004 à 2017, afin de faire connaître son travail à un nouveau public. Un public de l’art qui ne pousse pas forcement la porte des lieux de design, mais devrait apprécier la découverte, car pour le designer genevois « la perception d’un objet peut dépendre du contexte et ainsi devenir art ou design, selon le cadre dans lequel il est présenté ».
Le travail de Philippe Cramer pourra également être admiré hors les murs, en parallèle à la foire, chez Sotheby’s Genève dans l’exposition Art-à-Porter.

Philippe Cramer réserve la première présentation publique du banc Carat (2017) à Art Genève
Le banc Carat (2017) de Philippe Cramer sera présenté en première publique à Art Genève. © Philippe Cramer

 

Du côté du PAD on compte 25 participants, dont une majorité de galeries actives dans les arts décoratifs du XXe siècle, telles que les parisiens Jacques Lacoste et Alain Marcelpoil, ou Modernity (Suède) pour les plus connues, mais aussi Alexandre Guillemain, la Galerie Italienne, ou encore Jean David Botella qui présentera une sélection d’oeuvres de Line Vautrin et des Lalanne.
Parmi les espaces dédiés au design contemporain, je me réjouis de retrouver la sélection dutch design de Priveekollektie (Reinier Bosch, Catharina van de Ven, Royal Tichelaar), et espère voir les œuvres récentes de Valentin Loellmann sur le stand de la galerie Gosserez. En effet, j’avais exposé le jeune designer allemand à la galerie Kissthedesign en 2012 et suis depuis l’évolution spectaculaire de sa carrière et production.

 

Cabinet Flora, Josef Frank pour Svenskt Tenn, ca. 1930. Modernity Sweden. © Modernity
Cabinet Flora, Josef Frank pour Svenskt Tenn, ca. 1930. Modernity Sweden. © Modernity

 

Banc Dew, Reinier Bosch pour Priveekollektie, 2017. © Priveekollektie
Banc Dew, Reinier Bosch pour Priveekollektie, 2017. © Priveekollektie

 

Lionel Latham, dont la galerie au cœur de Genève est spécialisée dans les arts décoratifs du 20e et 21e siècle, participe à cette première édition du PAD genevois. Le président du Syndicat romand des antiquaires peut s’appuyer sur la longue expérience du PAD, la manifestation ayant vu le jour à Paris il y a plus de 20 ans, même s’il apparaît que la réputation de la foire reste encore à faire en Suisse.
Stimulé par cette nouveauté, il n’a pas hésité à prendre part à cette première « Je trouve très important que des exposants suisses participent. J’aurais regretté que le PAD Genève ne présente que les habituelles enseignes internationales. » D’ailleurs le galeriste genevois compte représenter dignement la création helvétique avec des objets de créateurs suisses du XXème siècle mais aussi contemporains. Parmi lesquelles des pièces de Yves Boucard ou Edouard Chapallaz. « Il y a peu de monde pour défendre la production suisse sur les salons, alors que les français savent très bien mettre en avant leurs créateurs, d’où mon choix d’un stand 100% suisse au PAD. »

 

Vase «platine» et «or» en grès partiellement émaillé, ca. 1970, Edouard Chapallaz, Galerie Latham. © Galerie Latham
Vase «platine» et «or» en grès partiellement émaillé, ca. 1970, Edouard Chapallaz, Galerie Latham. © Galerie Latham

 

À gauche Mark Leckey In atable Felix, 2014 (Collection Syz). Vue de l'exposition à Nottingham Contemporary à droite: Giueseppe Penone, "Luce e Ombra", 2016
À gauche Mark Leckey In atable Felix, 2014 (Collection Syz). Vue de l’exposition à Nottingham Contemporary. À droite: Giueseppe Penone, “Luce e Ombra”, 2016

 

L’événement s’annonce immanquable autant pour les amateurs d’art que pour les collectionneurs de design cette année.
Les highlights annoncés, en plus des galeries, sont en effet nombreux, comme l’exposition de sculptures datant de 1908 à 1994 de Max Bill pour The Estate Show. Rayon monumental toujours, on peut se réjouir de découvrir le « Inflatable Felix » de Mark Leckey et « Luce e Ombra » de Penone. La présentation des huit jeunes artistes nominés au Prix Mobilière, parmi lesquels Julian Charrière et Sonia Kacem, est également un moment fort d’Artgenève avec l’annonce du lauréat.

 

Artgenève / PAD, Palexpo, Genève, du 1er au 4 février 2018

 

En attendant ma visite en image de l’édition 2018 à paraître sur le blog, on se rappelle celle de 2017 pour le magazine Espaces contemporains sur : www.ktdsays.com/artgeneve-2017

 

 

Photo en titre: Vue de l’exposition « Spazio Tattile : Chapitre 2 – Maison d’un collectionneur », Galerie Italienne, Paris. © Galerie Italienne