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Art

Le guide de l’art contemporain et sa 50e Action

Les deux premières éditions du Guide Contemporain de la FLAC (Fondation Lémanique pour l’Art Contemporain) se concentraient sur la scène artistique de Lausanne et environs. Ce nouveau volume répertorie la création de tout l’arc lémanique.
Véritable bible de l’amateur d’art, il permet de découvrir pas moins de 375 artistes actifs dans la région, ainsi que 123 lieux consacré à l’art contemporain. Sur 288 pages, le nouvel opus illustre la vitalité exceptionnelle de la scène locale. Il invite également le lecteur à parcourir des itinéraires artistiques à Lausanne et à Genève guidés par des acteurs culturels et revient en images sur 5 ans d’éditions d’artistes à prix Action.

 

Le Guide Contemporain Volume III. Photo: © Lisa Stucki
Le Guide Contemporain Volume III. Photo: © Lisa Stucki

 

Du 28 avril au 2 juin, guide Contemporain célèbre sa 50e Action à la Galerie Kissthedesign, ici même où l’initiative avait été inaugurée en 2011.
Le jeune artiste David Weishaar signe cette édition anniversaire, dans le cadre de son exposition personnelle « Presque ombre ».

La lithographie « Retourner à la mer » de David Weishaar s’inspire de l’expérience de David Rothenberg, le professeur de musique qui collabore avec les baleines, et dessine une partition. L’œuvre se lit en deux temps, en effet l’édition, avec une forme visuelle cryptée et énigmatique, propose une retranscription d’un chant de baleines composé par l’artiste, en collaboration avec le musicien Matteo Simonin. Pièce aussi visuelle que sonore, la gravure comporte au verso un QR code permettant d’acquérir son pendant sonore.

Pour fêter l’événement, un Guide Contemporain est offert avec chaque Action acquise pendant l’exposition!

Texte: Corine Stübi

 

Le Guide Contemporain Volume III est disponible dans les librairies Payot au prix de CHF 29.- et s’accompagne d’un site internet pour ne rien manquer des activités culturelles de la région.

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Design

Salon du meuble de Milan, 15 nouveautés 2017

 

1. Parmi les nouveautés de Apparatus à Milan, la série de tables en résine Segment se remarque par son subtile jeu de transparence et d’opacité. La luxueuse collection à l’allure d’objet d’art se décline en tables et console avec un plateau laqué rouge ou noir.

 

Tables d'appoint Segment, Apparatus
Tables d’appoint Segment, Apparatus. Photo © Apparatus

 

2. Dimitri Bähler que j’expose régulièrement, depuis 2013, à la galerie présentait ses nouvelles céramiques Iridescences à Milan. La série aux formes sobres se distingue par un émail irisé, de tradition moyen-orientale, très répandu dans la région de l’Ombrie au 15e siècle. Aujourd’hui seuls quelques artisans, dont Maurizio Tittarelli Rubboli avec qui Dimitri a réalisé sa série, maîtrisent encore cette technique complexe.

 

Dimitri Bähler, Iridescences. Artisan: Maurizio Tittarelli Rubboli.
Dimitri Bähler, Iridescences. Artisan: Maurizio Tittarelli Rubboli. Photo © Laila Pozzo pour Doppia Firma

 

3. C’est en 2016, à Milan, que j’ai découvert Astep, depuis décembre 2016 dans la sélection de nouvelles marques de Kissthedesign avec Memphis Milano. Cette année, le jeune éditeur dirigé par Alessandro Sarfatti, petit fils du grand Gino Sarfatti, propose une version en laiton de la suspension VV Cinquanta de Vittoriano Viganò, réédite l’applique VV Cinquanta Twin et introduit la lampe portable Nox de Alfredo Häberli. Les nouveautés sont attendues dès septembre en boutique.

 

Applique VV Cinquanta Twin, Vittoriano Vigano, Astep
Applique VV Cinquanta Twin, Vittoriano Vigano, Astep. Photo © Astep
Suspension VV cinquanta en laiton, Vittoriano Viganò, Astep
Suspension VV cinquanta en laiton, Vittoriano Viganò, Astep, dans The Visit de Studiopepe. Photo © Corine Stübi

 

 

Miroir #01 de la série Structural Skin, Jorge Penades
Miroir N°1 de la série Structural Skin

4. Jorge Penades se sert de chutes de cuir pour la création de ses lampes et miroirs de la série Structural Skin. Attention pas n’importe quel cuir, en effet le designer espagnol est sponsorisé par Petit H (Hermès) qui le fourni en matière première. Il est ainsi possible de choisir dans la gamme de couleur d’Hermès, pour un résultat personnalisé. Le cuir est ensuite compressé comme du bois multiplis puis traité de la même manière, coupé et poncé. Le résultat est aussi solide que précieux, de plus recyclage oblige chaque pièce est unique.

Les collectionneurs romands peuvent s’adresser à la Galerie Kissthedesign pour plus d’informations.

 

Jorge Penadés, lampe de table N°1 et N°3. Photo © Jorge Penadés
Jorge Penadés, lampe de table N°1 et N°3. Photo © Jorge Penadés

 

5. L’enfilade FJ 5500 de Finn Juhl est dès maintenant également disponible avec les portes en bois et le piètement laqué. Très très chic! La collection Finn Juhl pour Onecollection reçoit d’ailleurs en 2017 un nouveau nom, House of Finn Juhl, ainsi qu’une nouvelle identité visuelle.

 

Enfilade FJ5500, Finn Juhl, Onecollection sur le stand House of Finn Juhl à Milan
Enfilade FJ5500, Finn Juhl, Onecollection sur le stand House of Finn Juhl à Milan. Photo © Onecollection

 

6. En 1970, le président français George Pompidou et son épouse commandent à Pierre Paulin l’aménagement de trois pièces au rez-de-chaussée du Palais de l’Elysée. Ensuite éditée par « Verre Lumière » et déclinée en lampadaire, l’applique Elysée s’intègre dans l’environnement scénographique de lainages tendus que Paulin avait pensé pour le fumoir.
En 2017, c’est Nemo qui reprend le flambeau et réédite l’applique et le lampadaire Elysée. Présentées en avant-première à Milan, il faudra encore patienter jusqu’en octobre avant que ces icônes ne soient disponibles en boutique.

 

Applique et lampe sur pied Elysée, Pierre Paulin, Nemo.
Applique et lampe sur pied Elysée, Pierre Paulin, Nemo. Photo © Nemo et Image d’archive du fumoir de l’Elysée. Photo © Paulin Paulin

 

7. J’avoue être complètement passé à côté de la réédition des pièces emblématiques de Angelo Mangiarotti, pourtant initiée en 2010 déjà par Agapecasa, filiale du fabricant de salles de bain Agape. L’éditeur italien réédite une dizaine de modèles parmi lesquels, les tables en marbre Eros et M, des classiques des années 60 et 70 édités à l’époque par Skipper. Les meubles portent la signature du maestro pour attester de leur authenticité, en effet, il existe de nombreuses copies de ces modèles très populaires auprès des collectionneurs de design du 20e.

 

Table M, Angelo Mangiarotti, Agapecasa
Table M, Angelo Mangiarotti, Agapecasa. Photo © Agapecasa

 

Vase Wiggle, Max Lamb, Bitossi
Vases Wiggle, Max Lamb, Bitossi

8. Bitossi Ceramiche multiplie les belles collaborations, récemment Dimorestudio, Bethan Laura Wood et, depuis 2017, Max Lamb! Le designer britannique, connu pour ses expérimentations de matière et grand collectionneur de céramique, s’est inspiré de techniques antiques pour imprimer des textures géométriques irrégulières à son vase Wiggle.
La collection 2017 de Bitossi comprend aussi 4 nouvelles finitions, très réussies, des vases de Dimorestudio.

 

Vases, Dimorestudio, Bitossi
Vases, Dimorestudio, Bitossi. Photo © Bitossi

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9. Les lampes WireRing et Blush lamp sont la toute première expérience de production en série pour Formafantasma et le studio démarre fort, puisque l’heureux éditeur n’est rien de moins que Flos !

La Blush lamp fait l’usage du LED et de verre dichroïque pour pallier au manque de lumière naturelle en hiver. Son design minimaliste met tout en œuvre pour que l’attention se focalise sur la lumière colorée. WireRing est aussi un bel exercice de réduction. L’applique joue, quant à elle, sur la technicité et expose un câble électrique soutien esthétique et pratique du cerceau enserrant la source lumineuse (LED). Les deux lampes sont disponibles dans plusieurs finitions.

 

Blush lamp (gauche) et WireRing (droite), Formafantasma, Flos
Blush lamp (gauche) et WireRing (droite), Formafantasma, Flos. Photos © Flos

 

10. Cette année pas de nouvelles rééditions pour Arflex, mais plein de nouveautés contemporaines, comme le fauteuil Leafo de Jaime Hayon et la superbe bibliothèque Alba de Bernhardt & Vella. Cette dernière présente une structure très inspirée de Franco Albini mais se différencie avec des étagères en verre coloré, dont les dossiers forment un décor géométrique.

 

Les nouveautés 2017 d'Arflex à Milan.
Les nouveautés 2017 d’Arflex à Milan. Photo © Arflex

 

11. Fondé en 1881 à Milan, Fontana Arte entre dans l’histoire du design dès 1931 sous la direction artistique de Gio Ponti. La marque n’a depuis cessé d’innover tout en conservant son patrimoine. La collection 2017 impressionne par des signatures pointues comme OS & OOS, Front design, Federico Peri, Claesson Koivisto Rune ou encore Paola Navone, des lampes sculpturales, comme celle de la série Setareh du jeune architecte Francesco Librizzi, et des classiques en version LED, telle que la lampe de table Bilia de Gio Ponti.

 

Lampe de table Setareh de Francesco Librizzi, Lampe Bilia, Gio Ponti, Fontana Arte. Photo © Fontana Arte
Lampe de table Setareh de Francesco Librizzi et Lampe Bilia, Gio Ponti, Fontana Arte. Photo © Fontana Arte

 

12. Amanda Lilholt inaugurait sa nouvelle production à Ventura Lambrate, parmi elles, le daybed HER et une collaboration avec Kopenhagen Fur. La collection de la jeune designer danoise est exclusive, tout est fait à la main au Danemark avec des matériaux de grande qualité : Peaux de phoque du Groenland produits de la chasse contrôlée (collection Kopenhagen Fur), tissu Kvadrat, laiton, métal peint et laqué de manière atisanale, etc.
On y retrouve avec plaisir des lignes et des matières chères aux grands décorateurs français du XXe siècle (René Herbst, Charlotte Perriand ou encore Jacques Adnet).

 

Amanda Lilholt x Kopenhagen Fur
Amanda Lilholt x Kopenhagen Fur. Photo © Amanda Lilholt

 

12. Deux nouveautés intéressantes de la galerie Nov de Carouge étaient à découvrir en avant-première à Milan, dans le cadre de l’exposition The New Ready Made.

Lampe RTB, Vincent Dechelette, NOV
Lampe RTB, Vincent Dechelette, NOV. Photo © Julia Andreone & Heloise Schwab.

 

La lampe RTB, pour « Ready to Blow/Bright » de Vincent Dechelette est entièrement produite à base de matériaux recyclés, PET pour le réflecteur, et Terrazzo pour la base. Le Terrazzo est un matériau composé de fragments de verre ou de pierre, redevenu très tendance depuis quelques années.

 

FOAM ME de Manon Portera & Cécile-Diama Sambs expose un matériau très répandu dans la construction de maisons et la fabrication de meubles, pourtant jamais visible, la mousse expansée. La forme des objets des diplômées de la HEAD est volontairement abstraite, de sorte à permettre un usage multifonctionnel.

 

FOAM ME, Manon Portera & Cécile-Diama Sambs, NOV
FOAM ME, Manon Portera & Cécile-Diama Sambs, NOV. Photo © Thevoz-Choquet

 

14. La maison traditionnelle Gebrüder Thonet Vienna est souvent à la pointe de la tendance ces dernières années et a sans doute fortement contribué au retour en force du cannage, notamment avec les créations de GamFratesi ou Front Design. Le fabricant sait aussi se démarquer et quitter sa zone de confort, le cannage donc, comme l’atteste le tout nouveau fauteuil Chignon de Lucidipevere, qui conserve néanmoins le bois courbé, autre marque de fabrique de l’éditeur.

 

Fauteuil Chignon de Lucidipevere, Gebrüder Thonet Vienna. Photo © Gebrüder Thonet Vienna
Fauteuil Chignon de Lucidipevere, Gebrüder Thonet Vienna. Photo © Gebrüder Thonet Vienna

 

Suspension Stone, Hangar Design Group, Vistosi
Stone, Hangar Design Group, Vistosi.

15. Hangar Design Group avait signé la lampe Futura en 2016 pour Vistosi. La collaboration avec la célèbre verrerie de Murano se poursuit cette année avec la suspension Stone. La signature du collectif s’exprime dans la tension formelle entre le polygone et le matériau, le verre soufflé, qui a tendance à naturellement arrondir les angles.

 

 

 

 

 

+ Bonus
Le Face Cabinet de Jaime Hayon fait partie de la série Stone Age Folk pour Caesarstone. Inspirée des folklores d’Europe de l’Est et d’Afrique, l’armoire compose un visage stylisé avec une marqueterie de différents types de quartz.

 

Jaime Hayon, Stone Age Folk, Caesarstone
Jaime Hayon, Stone Age Folk, Caesarstone. Photo © Corine Stübi

Texte: Corine Stübi

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Design Intérieurs

Retour en images sur la Design week de Milan 2017

 

Du 4 au 9 avril, le monde du design international se retrouve à Milan et fait le plein d’inspirations pour l’année. Retour sur 10 expositions à retenir et impressions en images de la Design Week

 

1. Formafantasma

Formafantasma, Foundation. Photo © Corine Stübi
Formafantasma, Foundation. Photo © Corine Stübi

 

« Foundation » de Formafantasma au Spazio Krizia est mon coup de cœur de l’édition 2017. Le duo de designers italiens installés à Amsterdam a réuni plusieurs collections et projets de luminaires dans cette exposition. Il est ici question de lumière, mais aussi de processus. En effet l’exposition s’articule autour de deux axes : Les produits finis, dont les lampes éditées, notamment par Flos, qui démontrent la partie disons « industrielle » de la production de Formafantasma et les expérimentations plus artistiques, où la technique est laissée brute, de sorte à dévoiler l’intention et la recherche en oeuvre. LED, film dichroïque, miroirs, polycarbonate, laiton, bronze, sont autant d’outils pour explorer la lumière, investiguer son ombre, ses reflets, sa couleur, l’espace qu’elle définit.

Une vraie réussite récompensée à deux reprises au Milano Design Award 2017 (Best Technology et Press Choice)

 

2. Dimorestudio

Dimorestudio, Milan Design Week 2017.
Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Photo © Corine Stübi

 

Rendez-vous attendu et très couru, Dimorestudio a réussi cette année encore à séduire avec des environnements luxuriants et toujours renouvelés. Leur recette miracle: un savant mélange entre design vintage et création ultra tendance.

 

Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Photo © Corine Stübi
Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Suite de table et chaises Locus Solus de Gae Aulenti. Photo © Corine Stübi

 

Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Suspension de Ingo Maurer et chaise de Charlotte Perriand
Dimorestudio, Milan Design Week 2017. Suspension de Ingo Maurer et chaise de Charlotte Perriand. Photo © Corine Stübi

 

3. Hermès

Hermès à La Pelota
Hermès à La Pelota. Photo © Corine Stübi

 

Hermès a investi, avec la classe qui caractérise la marque, La Pelota occupée l’année précédente par Hay. Changement total d’ambiance donc!
Vestiaire harnaché, vaisselle, tissus d’ameublement, mobilier ou accessoires, la large collection d’Hermès Maison, tantôt signée par l’équipe Hermès tantôt par des designers tels que Barber & Osgerby, Pierre Charpin ou Gianpaolo Pagni, est présentées dans un décor architectural blanc chaux simplement orné de jeux d’ombres. Ici tout est luxe et volupté, les matériaux sont nobles, cuir bien sûr, mais aussi osier, bronze, bois ou tissu.

 

Hermès à La Pelota
Hermès à La Pelota. Photo © Corine Stübi

 

 

4. Swarovski

Aldo Bakker, Swarovski
Aldo Bakker, Swarovski. Photo © Corine Stübi

 

Luxe toujours avec Swarovski qui exposait sa nouvelle collection Atelier Swarovski Home au Palazzo Crespi. Le cristallier collabore depuis un an avec les grands noms du design sur une série d’accessoires, vases, art de la table, qui ont en commun de magnifier la matière dans des objets de design. Parmi les nouveautés 2017, les presses papier minimalistes du Studio Brynjar & Veronika, suite logique de leur présentation en 2016 à Design Miami / Basel dans le cadre du Swarovki Designers of the Future, font impression, tout comme la série Prism de Tomas Alonso, et les nouvelles pièces d’Aldo Bakker.

 

Prism, Tomas Alonso, Swarovski. Photo © Corine Stübi
Prism, Tomas Alonso, Swarovski. Photo © Corine Stübi

 

5. Memphis Milano

Less is less, Sottsass, Memphis Milano
Less is less, Sottsass, Memphis Milano.

J’espérais plus d’exubérance pour l’exposition Less is less que Memphis Milano consacre à Ettore Sottsass, surtout que l’entreprise nous avait habitué à plus. Qu’importe, l’opportunité de voir la production de Sottsass pour Memphis réunie dans un seul et même endroit est toujours bonne à prendre.

 

 

 

 

 

6. ECAL, More Rules for Modern Life

Ecal, More Rules for Modern Life.
Ecal, More Rules for Modern Life. Photo © Corine Stübi

 

Si je n’ai pas pu m’empêcher de mentionner l’exposition de Sottsass, c’est aussi que l’esprit Memphis est loin d’appartenir au passé! Preuve en est l’exposition « More Rules for Modern Life » de l’ECAL! Les propositions des étudiants en Bachelor Art Visuel et Bachelor Design Industriel sous la direction de Christophe Gubéran et Stéphane Kropf sont joyeuses, colorées et enthousiasmantes, il y a beaucoup de jeunes talents à suivre de près.

Le dialogue entre art et design fonctionne si bien que la distinction n’est pas toujours facile et le propos est bien là, l’éternelle question du statut de l’œuvre entre high et low culture. Le commissariat a été confié à John Armleder, qui imprime sa marque, notamment celle explorée depuis 1979 avec ses « furniture sculpture », dont l’exemplaire 254, daté de 1991, trône dans la pièce principale.

 

Ecal, More Rules for Modern Life. Photo © Corine Stübi
Ecal, More Rules for Modern Life. Photo © Corine Stübi

 

7. Danish Arts Foundation, Mindcraft17

Mindcraft17
Mindcraft17. Photo © Corine Stübi

 

Mindcraft à la basilique San Simpliciano offre un bel aperçu des savoir-faire danois, de la céramique au tissu. Le curateur Henrik Vibskov a placé l’exposition sous la thématique du temps, passé – présent – future, un temps comme suspendu, sans être solennel, dans ce cadre religieux. Des cloches en tissu Kvadrat (Réf. Moraine, Ronan & Erwan Bouroullec) rythment la cour de la basilique, ponctuées des pièces des 18 designers et artistes invités.

Les céramiques de Pernille Pontoppidan Pedersen et les sculptures en papier de l’artiste Marianne Eriksen Scott-Hansen (M.E.S.H) font partie des plus belles découvertes.

 

Mindcraft17. Marianne Eriksen Scott-Hansen (M.E.S.H), Starting all over again.
Mindcraft17. Marianne Eriksen Scott-Hansen (M.E.S.H), Starting all over again. Photo © Corine Stübi

 

8. Cassina

Cassina
Cassina. This will be the place. Photo © Cassina

 

Cassina célèbre son 90ème anniversaire en 2017, à cette occasion la marque s’est installée à la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli dont le bâtiment, signé Herzog & De Meuron, a été inauguré en 2016.

Le projet conçu par Patricia Urquiola, directrice artistique de Cassina, décode l’ADN de l’éditeur, entre archive et innovation. Le concept de l’exposition prend racine dans la monographie « This will be the place » qui se penche sur l’impact social et culturel de l’architecture et du mobilier sur les modes de vie et vice versa. Édité par Felix Burrichter la publication fait suite à « Il Libro dell’Arredamento » commandé en 1977 à Mario Bellini.

Les espaces se succèdent comme des chapitres avec plusieurs interventions dont celle de Konstantin Grcic sur le phénomène de disruption et son potentiel créateur. A noter aussi la reproduction du « Refuge Tonneau » de Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret (1938) installée au sommet de l’édifice.

 

9. Fritz Hansen

Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen
Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen. Photo © Corine Stübi

 

Le Fritz Hotel est l’hôtel rêvé de Fritz Hansen. On se balade ainsi de la réception au lobby, en passant par le bar, dans un hôtel fictif entièrement aménagé par Jaime Hayon avec le mobilier de l’éditeur danois.

Le plus : La sélection d’icônes de la marque en édition vintage, Chaise Fourmi, Egg Chair et Drop Chair de Arne Jacobsen ou PK22 de Poul Kjaerholm.

 

Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen. Photo © Corine Stübi
Fritz Hotel, Jaime Hayon pour Fritz Hansen. Photo © Corine Stübi

 

10. Nilufar

Nilufar, Fontana Amorosa de Michael Anastassiades. Photo © Corine Stübi
Nilufar, Fontana Amorosa de Michael Anastassiades. Photo © Corine Stübi
Nilufar
Nilufar. Photo © Corine Stübi

Il y a de quoi patienter en attendant Design Miami / Basel chez Nilufar! La galerie milanaise consacre une exposition à Joaquim Tenreiro, l’un des grands maitres du design brésilien du XXe siècle. Mais pas seulement, j’y ai vu de belles pièces vintage de designers italiens et brésiliens, dont une splendide desserte « carrinho de chá »’ de Jorge Zalszupin.

Ici design du XXe et contemporain font bon ménage, comme l’atteste la très inspirée nouvelle installation lumineuse « Fontana Amorosa » de Michael Anastassiades.

 

 

 

 

Texte: Corine Stübi
Photos: © Corine Stübi

 

Impressions en images

 

The visit Studiopepe.
The visit Studiopepe. Photo © Corine Stübi

 

The visit Studiopepe. Suspension VV Cinquanta, Vittoriano Viganò, Astep et vase Rocchetto de Ettore Sottsass pour Bitossi
The visit Studiopepe. Suspension VV Cinquanta, Vittoriano Viganò, Astep et vase Rocchetto de Ettore Sottsass pour Bitossi (disponibles chez Kissthedesign en Suisse romande). Photo © Corine Stübi

 

Toiletpaper Bar
Toiletpaper Bar. Photo © Corine Stübi

 

Amanda Lilholt
Amanda Lilholt à Ventura Lambrate. Photo © Corine Stübi

 

Everything is Connected - Norwegian Crafts.
Everything is Connected – Norwegian Crafts. Photo © Lasse Fløde

 

La collection Sé chez Rossana Orlandi
La collection chez Rossana Orlandi. Photo © Sé

 

Vitra au salon du meuble
Vitra au salon du meuble. Photo © Vitra

 

Masques de GamFratesi pour Kvadrat. Photo © Matteo Girola
MASK de GamFratesi pour Kvadrat. Photo © Matteo Girola
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Design

Puces du design.ch 2017

Pour sa 9ème édition, les Puces du design s’offrent un retour aux sources. Si la manifestation avait longtemps pris ses quartiers dans les halles CFF de Morges, c’est en effet au Flon à Lausanne qu’elle avait vu le jour en 2009.
Depuis, les puces ont pris de l’envergure avec toujours plus d’exposants. Le rendez-vous est aujourd’hui incontournable auprès des amateurs de design du XXe et de brocante vintage.

Du 5 au 7 mai, le palais de Beaulieu réunira plus de 70 marchands spécialisés venus de toute la Suisse et d’Europe avec leurs plus belles trouvailles.

Après le Brésil et la Suisse, c’est le design français qui est à l’honneur. Il devrait donc y avoir de belles pièces signées Pierre Paulin, Pierre Guariche, André Sornay, Serge Mouille et pourquoi pas Jean Prouvé ou Charlotte Perriand à chiner! Mais que les amateurs se rassurent, comme chaque année, il y en aura pour tous les goûts, du design danois, italien, suisse, américain, entre autres, en provenance des années 1930 à 1980. Les Puces sont aussi populaires pour leur large sélection, des pièces de collection rarissimes aux gadgets vintage, en passant par les grands classiques du siècle passé et la mode, de quoi ravir les acheteurs les plus exigeants jusqu’aux étudiants branchés et contenter toutes les bourses.

Nouveau cette année, un programme de conférences accompagne la manifestation et les organisateurs préparent de nombreuses surprises!

Puces du design, du 5 au 7 mai 2017. Beaulieu, Avenue des Bergières 10, 1004 Lausanne
Entrée : 10 CHF, gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.

Horaires
Vendredi 5 mai 10h – 19h
Samedi 6 mai 10h – 19h
Dimanche 7 mai 10h – 17h

 

Texte: Corine Stübi
Photo: Puces du design.ch en 2016, © Massimo Piovesan

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Design

Les 15 expositions à ne pas manquer à la design week de Milan 2017

 

Du 4 au 9 avril, Milan se transforme en capitale mondiale du design. À Rho, au salon du meuble, les marques présentent leurs collections ainsi que leurs nouveautés pendant qu’en ville les expositions essaiment dans les différents quartiers; Ventura Lambrate, Brera, Via Tortona, 5VIE, chez Rossana Orlandi, etc.

Petit aperçu du top 15 des expositions sur ma liste d’envies!

 

Dimore Studio. Via Solferino 11

Pas question de manquer Dimore Studio! Le duo de décorateurs stars sort chaque année le grand jeu avec des ambiances incroyables, où vintage, baroque, luxe et narration se marient pour le meilleur effet.

Dimorestudio en 2016. Photo © Paola Pansini
Dimorestudio en 2016. Photo © Paola Pansini

 

Carlton, Ettore Sottsass, Memphis Milano
Carlton, Ettore Sottsass, Memphis Milano

« Less is less. Sottsass e Memphis – 1981- 1987 ». Galleria Post Design, Via della Moscova 27

Memphis Milano fête les 100 ans d’Ettore Sottsass avec l’exposition « Less is less ». Pas besoin d’en dire plus pour comprendre que la fête sera folle.

Dans le même esprit, direction le Baglioni de l’Hôtel Carlton, Via Senato 5 / Via della Spiga 8, pour découvrir le travail du céramiste Alessio Sarri pour les designers du groupe Memphis, dont Sottsass bien sûr, mais aussi Nathalie du Pasquier, Matteo Thun, Martine Bedin, etc.
Puis Via Varese 15, pour l’exposition « Discovering Dimensions. Objects Big and Small » de Michele De Lucchi.

 

 

 

Seletti x Studio Job. Corso Garibaldi 117

Studio Job ajoute sa pierre à l’édifice de mauvais goût assumé et ludique de Seletti avec deux nouvelles collections, la première intitulée « BLOW » Job & Seletti (oui le jeu de mot est volontaire) et la seconde « UN_LIMITED EDITION ». Du mobilier, des luminaires, des accessoire pop et fast food, pensés dans un esprit art-design complétement décalé « comme si Andy Warhol rencontrait Tim Burton dans un diner en Italie ».

BLOW, Seletti & Studio Job
Collection BLOW, Seletti & Studio Job

 

COS x Studio Swine. Cinema arti, Via Pietro Mascagni

Comme les années précédentes, COS mise sur une installation immersive et sensorielle.
« New spring » de Studio Swine évoque le festival de Sakura au Japon. Il est donc question de floraison, un processus illustré de manière poétique par des bulles de fumée qui éclatent au contact de la peau mais restent intactes à la rencontre de tissus texturés.

 

Caesarstone x Jaime Hayon. Palazzo Serbelloni, Corso Venezia 16
Fritz Hotel. Via San Carpoforo 9

Patricia Urquiola était la personnalité de l’édition 2016, cette année ce sera sans conteste Jaime Hayon. Jaime Hayon multiplie les collaborations, ici un nouveau fauteuil pour Arflex, là de luxueux tapis pour Nanimarquina. L’éditeur danois Fritz Hansen lui confie aussi la création et la décoration de son Fritz Hotel à Brera.
Intitulée « Stone age folk », l’installation du designer espagnol pour Caesarstone promet une immersion totale dans un univers symbolique inspiré de la nature. Jaime Hayon s’approprie ici une imagerie liée à la pierre avec son propre langage visuel.

Caesarstone x Jaime Hayon
Caesarstone x Jaime Hayon
Fritz Hotel, esquisse de Jaime Hayon pour Fritz Hansen
Esquisse de Jaime Hayon pour le Fritz Hotel de Fritz Hansen

 

The Visit par studiopepe. Via Palermo 1

La Design week de Milan permet aussi de découvrir des lieux pas toujours ouverts au public. Studiopepe nous invite à la maison, plus précisément dans une visite intime et chaleureuse. Pour Arianna Lelli Mami et Chiara Di Pinto, fondatrices du studio, la maison est la projection physique du moi intérieur, un lieu où la beauté nous enveloppe et nous accompagne au quotidien.
L’exposition The Visit se structure autour de plusieurs concepts : la fresque, les grands maîtres, le foyer, les éléments décoratifs, les matériaux, et se déploie dans un appartement de 100 m2 niché dans un immeuble de 1800. Parmi les marques invitées, on note Astep et Bitossi (toutes les deux disponibles chez Kissthedesign en Suisse romande), Vitra, Bang & Olufsen, Bulthaup, Molteni et CC-tapis.

The visit, Studiopepe
Masters, The visit, Studiopepe

 

Nilufar. Via della Spiga 32

Nilufar consacre une exposition rétrospective au designer brésilien Joaquim Tenreiro et ouvre le dialogue avec une installation inédite de Michael Anastassiades.

Fauteuil de Joaquim Tenreiro, Brésil, 1954. Photo © Nilufar
Fauteuil de Joaquim Tenreiro, Brésil, 1954. Photo © Nilufar

 

Formafantasma. Spazio Krizia, Via Manin 21

Je suis avec beaucoup d’intérêt le travail de Formafantasma, qui après avoir principalement collaboré avec des galeries sur des éditions limitées, se lance dans la production en série avec les lampes WireRing et Blush pour Flos, à découvrir à Euroluce.
Au Spazio Krizia, le duo italien basé à Amsterdam, présente une sélection de lampes de la collection Delta pour Galleria Giustini/Stagetti, Galleria O. Roma, présentée à Design Miami Basel en 2016, mais aussi de récentes expérimentations lumineuses pour le centre d’art Peep-Hole de Milan, ainsi qu’un avant-gout d’un nouveau projet avec le Textiel Museum de Tilburg. Une exposition work in progress donc, qui offre un aperçu intéressant sur le processus créatif et la démarche des designers.
Formafantasma est aussi au Spazio CEDIT (Fuoro Buonaparte 14) avec Martino Gamper.

Foundation, Formafantasma. Photo © Formafantasma
Foundation, Formafantasma. Photo © Formafantasma

 

Fornasetti. Corso Venezia 21 A

Fornasetti a récemment ouvert un nouveau flagship store de 3 étages à Corso Venezia. L’occasion de découvrir les nouvelles pièces dans un environnement au total look Fornasetti.

Le nouveau flagship store de Fornasetti à Corso Venezia. Photo © Arianna Sanesi
Le nouveau flagship store de Fornasetti à Corso Venezia. Photo © Arianna Sanesi

 

New Rules, ECAL

ECAL “More Rules for Modern Life”. Spazio Orso 16, Via dell’Orso 16

Les adresses de l’ECAL sont multiples cette année encore. Je retiens celle du Spazio Orso pour son parti pris de synergies entre l’art et le design. L’exposition “More Rules for Modern Life” est en effet montée sous la direction de de Christophe Guberan et Stéphane Kropf, et le commissariat de l’artiste John Armleder.

 

 

 

Cassina 9.0 2017-1927. Fondazione Giangiacomo Feltrinelli, Viale Pasubio et Showroom Via Durini 16

L’éditeur mythique Cassina a quitté Rho pour fêter ses 90 ans à la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli et présenter sa nouvelle collection dans son showroom milanais. Un rendez-vous immanquable pour qui aime les classiques du design et les grands noms d’hier et d’aujourd’hui

 

Tom Dixon, Multiplex. Teatro Manzoni, Via Manzoni 42

Depuis qu’il a fait de sa propre marque un mastodonte de l’accessoire, Tom Dixon n’est plus trop ma tasse de thé. Malgré tout on ne peut pas nier l’attrait de ses concepts, et celui d’investir entièrement un vieux cinéma milanais avec ses créations fait plutôt envie.

© Tom Dixon
© Tom Dixon

 

Texte: Corine Stübi
Légende de l’image titre: Jorge Penadés, lampe de table N°3. Photo © Jorge Penadés

 

Et aussi :
Andrea Branzi à la Galleria Clio Calvi Rudy Volpi, Via Pontaccio 17
Arflex, Dome, Via San Marco 1. 10 ans de collaboration avec Claesson Koivisto Rune
À 5VIE : Sabine Marcelis et Matteo Cibic, Piazza Gorani et Passeggiata (Airbnb), Corso Magenta 65
Kvadrat à Project B Gallery, Via P. Maroncelli 7 avec Max Lamb et à Corso Monforte 15 avec Wieki Somers et GamFratesi
Nemo, Corso Monforte 19/A
Capitalism is over, Via Cuccagna 2/4
Wonderglass, Istituto dei Ciechi, Via Vivaio 7
Ikea Festival à Ventura Lambrate
Rossana Orlandi: NOV GalerieJorge Penadés. Via Matteo Bandello 14/16
Lee Broom et Marteen Bass à Ventura Centrale, Aporti 9-21
Moooi, Via Savona 56
Nendo au showroom Jil Sander, Via Luca Beltrami 5
Wingsdesign, la nouvelle association fondée par la céramiste vaudoise Patricia Glave. Via Privata Oslavia 1
Palazzo Clerici, Via Clerici 5: Design Academy Eindhoven.
Etc…

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Intérieurs Voyage / Lifestyle

Ladurée à Genève: Une bonbonnière de conte de fée signée India Mahdavi

 

Les fans de India Mahdavi en rêvaient, Ladurée l’a fait et signe la première collaboration en Suisse romande avec la célèbre décoratrice parisienne!

La palette du restaurant – salon de thé Ladurée à Genève est rose bonbon, lilas et vert prairie. Les couleurs évocatrices de douceurs et de gourmandise s’étendent dans les 3 espaces du lieu niché au sein du mythique Hôtel des Bergues.
Déjà appâté par les saveurs des fameuses pâtisseries, le client pénètre ici dans un univers de conte de fée délicieusement rétro. Alice au pays des merveilles, les paysages artificiels du Charlie et la chocolaterie de Tim Burton ou encore les décors pastels et symétriques de Wes Anderson, la destination est un véritable dépaysement qui touche presque au cinématographique.

 

Comptoir Ladurée. Photo © Annik Wetter
Comptoir Ladurée. Photo © Annik Wetter

 

Les choix esthétiques de la designer star tiennent de la métaphore filée tant le concept est cohérent avec les produits ici consommés. La délicate rondeur des macarons est partout: comptoir cannelés, banquettes chantilly rehaussées de rouleaux de réglisse en stuc, plafonniers meringués, tables sur piètement sucre d’orge. On se croirait dans la maison en pain d’épice d’Hansel et Gretel, version gentille fée!
Les courbes du mobilier contrastent avec un luxueux sol dallé de losanges de marbre noir et blanc. Des grilles décorent les murs avec la fraicheur printanière d’un jardin à l’anglaise.

 

Le restaurant. Photo © Annik Wetter
Le restaurant. Photo © Annik Wetter

Le salon étoilé est quant à lui réservé aux événements privés. Le petit espace emprunte les codes du théâtre et des carrousels d’antan pour insuffler une ambiance des grands soirs, à la fois mondaine et intimiste.

 

Le salon étoilé. Photo © Annik Wetter
Le salon étoilé. Photo © Annik Wetter

Bonheur et gourmandise, tels sont les maîtres mots d’India Mahdavi pour ce projet qu’elle décrit comme une expérience de goût et de plaisir « un jardin de douceurs qui célèbre la rencontre du bosquet français et de la gourmandise » où « Rien n’y est figé, l’esprit est celui du mouvement, comme un voyage sensoriel et ultra contemporain au bord du lac ».

 

Ladurée, Quai des Bergues, rue du Mont-Blanc 1, 1201 Genève

 

Texte : Corine Stübi
Photos : © Annik Wetter

 

Restaurant. Photo © Annik Wetter
Le restaurant. Photo © Annik Wetter
India Mahdavi et David Holder, directeur de Ladurée. Photo © Annik Wetter
India Mahdavi et David Holder, directeur de Ladurée. Photo © Annik Wetter